Les start-up françaises ont réalisé l'an dernier 8,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires à l'export, selon les données publiées jeudi par la Banque de France, qui salue la "belle dynamique" de ces entreprises.
Cette part de l'activité tournée vers l'étranger a progressé de 13,8% par rapport à 2024, plus vite que concernant l'activité réalisée en France.
Près des deux tiers (66,1%) des start?up de l'échantillon retenu par la banque centrale sont des entreprises exportatrices, contre 63,1% en 2024.
Les entreprises du secteur du tourisme et des loisirs sont logiquement les plus tournées vers l'international, suivies des jeunes pousses du marketing digital, de la finance et du logiciel.
La banque centrale a passé au crible 2.640 entreprises, en se concentrant sur "les plus avancées de l'écosystème", réalisant un chiffre d'affaires supérieur à 750.000 euros ou ayant réalisé une levée de fonds de plus de 3 millions d'euros.
Près de la moitié d'entre elles n'existaient pas il y a dix ans.
Au total, le chiffre d'affaires des start-up s'élève à 29,7 milliards d'euros l'an dernier, selon la même source.
Ce montant a crû de 11,6% l'an dernier, tiré par les secteurs du logiciel, du commerce en ligne et de la finance, quand les petites et moyennes entreprises (PME) dans leur ensemble n'ont vu leur activité augmenter que de 1,5%.
L'univers des start-up reste très masculin, constate la Banque de France. Seulement 9% d'entre elles sont dirigées par des femmes, contre 91% par des hommes.
Ces entreprises généralement non rentables ont perdu en moyenne environ 12,3% de leur chiffre d'affaires en 2025, une part en recul depuis plusieurs années.
Il arrive également que certaines d'entre elles fassent l'objet d'un redressement ou d'une liquidation judiciaire: la Banque de France en a dénombré 51 l'an dernier.