Le Syndicat des boissons sans alcool (SBSA), qui compte parmi ses membres Coca-Cola, Orangina, PepsiCo, Red Bull, Tropicana, Lorina ou Nestlé Waters, a indiqué mardi à l'AFP être "très impliqué et en soutien" du projet gouvernemental de consigne pour recyclage des bouteilles plastiques.
Les metteurs en marché des bouteilles destinées à devenir des déchets plastiques sont "pleinement engagés dans la démarche de coconstruction" de cette consigne, très critiquée par des représentants d'élus locaux, a expliqué mardi Inès Boulant, directrice générale de l'organisation professionnelle.
Le gouvernement a relancé fin mai un projet de consigne des bouteilles en plastique à destination de recyclage, à l'initiative d'Emmanuel Macron.
Une réunion de concertation se tenait mardi, organisée par le ministère de la Transition écologique. Mais plusieurs associations d'élus locaux, rejointes par des associations environnementales et professionnelle, sont montées au créneau pour protester contre un projet qualifié de "greenwashing", ou écoblanchiment. Certains ont quitté la table des négociations.
Les élus locaux contestent jusqu'à l'emploi du terme de "consigne" car le projet ne prévoit pas de réemployer les bouteilles en plastique collectées, mais de les recycler, ce qui est moins vertueux du point de vue environnemental.
Mme Boulant a estimé que la réunion de mardi avait été "très complète" et avait "permis de rentrer dans le fond des sujets à arbitrer dans les semaines et mois à venir". A ses yeux, il faut "deux ans de préparation pour mettre en oeuvre un système de consigne".
Elle indique qu'un décret sur le sujet doit être présenté par le gouvernement à horizon mars 2027 et qu'il s'agit d'ici là "d'arriver à un dispositif qui soit efficace, efficient et simple d'utilisation".
Interrogée sur le départ d'associations de la concertation, Mme Boulant a indiqué espérer "qu'elles reviendront dans les prochaines semaines".
"On y a tous intérêt collectivement parce que la consigne va être obligatoire" en vertu d'un règlement européen.
Elle a confirmé que la mise en place du dispositif coûterait "à peu près 1 milliard d'euros" aux metteurs en marché.
Les associations de collectivités estiment que les vendeurs de soda répercuteront cette somme sur les consommateurs.
De son côté le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, avait déclaré que "le taux de collecte et de recyclage des bouteilles en plastique et des canettes n'était que de 58,4% en 2024, contre un objectif de 90%".
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