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Les États en première ligne pour lutter contre le plastique (responsable Onu)

La lutte contre le plastique doit se concentrer au départ sur "les législations nationales", a estimé jeudi le dirigeant du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), Achim Steiner, alors qu'un front commun contre cette source de pollution peine à se mettre en place au niveau international.

Lors du sommet du G7 des 8 et 9 juin au Canada, le Japon et les Etats-Unis ont refusé de signer une charte contre la pollution plastique des océans, souscrite par le Canada, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et Italie, ainsi que l'Union européenne.

Dans cette charte, basée sur le volontariat, ces pays et l'UE se sont engagés à réduire l'usage des plastiques jetables, à augmenter le pourcentage des plastiques recyclés à travers le monde, pour arriver à 100% d'ici 2040, et à lutter pour que ces déchets ne finissent pas dans les océans, où ils sont ingérés par les animaux ou se désintègrent en microparticules.

"Le fait que le G7 ait placé le problème du plastique et de la pollution des océans aussi haut à son agenda est le signal de l'importance du problème et de la vitesse à laquelle il s'accroît", a déclaré M. Steiner à l'AFP lors d'un passage à Paris.

"Nous profitons tous (du plastique) mais nous avons omis de prendre en compte les coûts de l'augmentation massive" des quantités en circulation, a-t-il ajouté.

"Il est souvent plus facile de faire avancer les choses sur la base du volontariat, mais ça peut ne pas être suffisant", a-t-il poursuivi. Par conséquent, "d'un point de vue pragmatique, nous devons dans un premier temps concentrer notre attention sur les législations nationales", a estimé Achim Steiner.

En France par exemple, gobelets et assiettes en plastique seront interdits à partir de 2020.

Au niveau international, la dernière assemblée du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue) à Nairobi en décembre, a débouché sur la création d'un groupe de travail dédié. "J'attends des propositions concrètes d'ici l'an prochain", a indiqué M. Steiner.

Achim Steiner a été directeur général du Pnue pendant dix ans, jusqu'en juin 2016. Il dirige le Pnud depuis 2017.

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