Les canicules n'ont pas mis "en difficulté" le système électrique français, selon le gestionnaire

Les canicules ont affecté le système électrique français cet été et provoqué un surcroit de consommation du fait de la climatisation, mais "sans mettre en difficulté" l'approvisionnement, a annoncé lundi RTE, le gestionnaire du réseau à haute tension.

Premier effet des vagues de chaleur, une hausse de la consommation d'électricité du fait des températures caniculaires et des besoins de climatisation, indique RTE.

La consommation brute d'électricité (non corrigée des données météorologiques et de calendrier, NDLR) a ainsi augmenté de 4% à 5% en juin et juillet par rapport à la même période de l'année précédente.

Le niveau général de la consommation, en retrait depuis l'épidémie de Covid-19 et la crise énergétique de 2022, "a retrouvé des niveaux similaires à ceux de 2014-2019", souligne RTE.

Cela n'a pas empêché la France d'être largement exportatrice d'électricité, alors même que son parc de production nucléaire et hydraulique a été affecté par la chaleur.

"Contrairement à 2022, il n'y a pas eu de risque physique sur l'approvisionnement en électricité du pays, y compris pendant l'été", a déclaré Thomas Veyrenc, directeur général chargé de l'économie, de la stratégie et des finances à RTE.

"Les prix sur les marchés de l'électricité ont augmenté" du fait du renchérissement des prix du gaz lié aux guerres au Moyen-Orient et en Ukraine, "mais ils sont beaucoup moins hauts qu'en 2022", a-t-il ajouté lors d'une présentation du fonctionnement du système électrique français durant l'été 2026.

Enfin, "l'écart de prix entre la France et ses voisins est à l'avantage de la France". Elle est "restée massivement exportatrice","99,9% du temps".

Le pays a exporté 23,7 terrawattheure (TWh) entre juin et août, soit un niveau comparable mais légèrement inférieur aux deux étés précédents.

Côté production, le nucléaire est resté sur des niveaux comparables malgré la chaleur. Une disponibilité particulièrement élevée des centrales d'EDF a compensé les arrêts ou réductions de production dus à la chaleur et la sécheresse.

La production hydraulique a été la deuxième plus basse observée sur cette période depuis 50 ans, derrière 2022, du fait de la sècheresse.

Le solaire a en revanche progressé, notamment grâce à un mois de juillet particulièrement ensoleillé.

Enfin, le réseau de transport a été affecté par la chaleur mais aussi les incendies qui "ont constitué une des principales menaces pour les infrastructures" et conduit à de nombreuses mises hors tensions préventives.