Les associations de solidarité "en danger" alerte une fédération

"On est en danger": prises en étau entre une hausse des besoins d'accompagnement et une baisse de moyens financiers, de nombreuses associations de solidarité sont menacées de disparition, alerte jeudi la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), qui appelle le secteur à se mobiliser du 12 au 17 octobre.

Hébergement d'urgence, accompagnement vers l'emploi, accès aux droits... Les associations de solidarité, secteur essentiellement financé par les pouvoirs publics, "sont en danger", estime auprès de l'AFP Pascal Brice, président de la FAS (900 adhérents). "Et cela arrive au pire moment: la précarité est au plus haut depuis 30 ans".

L'organisme a mené pour la seconde fois une enquête auprès de son réseau via un questionnaire et des audits comptables. Il constate que la fragilisation du secteur "s'installe et s'aggrave".

Près d'une association de solidarité sur trois est menacée de disparition car elle dispose de moins de deux mois de trésorerie pour assurer les dépenses liées à son fonctionnement.

Selon l'enquête, 77% d'entre elles déclarent une baisse de financement public en 2025 ou annoncée pour 2026.

Conséquence de leurs difficultés financières: près de la moitié des associations (45,3%) ont arrêté ou réduit au moins l'une de leurs activités l'an dernier, ce qui est aussi synonyme de suppression de postes.

"Un pilier de la cohésion du pays est en train de s'effriter", souligne Pascal Brice, qui appelle le gouvernement à "apporter des réponses dans les discussions budgétaires à venir".

A l'approche de celles-ci, la Fédération des acteurs de la solidarité appelle ses adhérents à participer à une mobilisation nationale du 12 au 17 octobre. Organisée par l'Uniopss, structure qui rassemble des associations du médico-social et de la santé, celle-ci prendra différentes formes (communication, fermeture de services, manifestations etc.).

A Paris, un rassemblement aura lieu le 15 octobre à 12H00 devant l'Assemblée nationale.