La Conférence des évêques de France (CEF) a déploré lundi les "graves troubles" qui se sont produits samedi dans plusieurs villes de France, et a appelé à "ne pas se laisser entraîner" dans une "violence mortifère".
"Samedi 17 octobre, notre pays a été la proie de violences inacceptables", affirme la présidence de la CEF dans un communiqué, en déplorant les "graves troubles" constatés en marge des manifestations autorisées.
"Ces scènes d'émeutes ont plongé le pays dans la sidération, la peur et la désolation, soulevant de multiples interrogations sur les causes profondes de cette crise", ajoutent le président de la CEF Jean-Marc Aveline et ses deux vice-présidents, Vincent Jordy et Benoît Bertrand.
Exprimant "soutien" et "solidarité" aux blessés et aux commerçants victimes de vandalisme, ils appellent chacun "à ne pas se laisser entraîner dans l'engrenage de cette violence mortifère" car "notre pays mérite mieux que cela".
"Avec tous les croyants, nous prions afin que cessent ces troubles, que les justes revendications soient entendues et prises en compte, et que, par la pratique du dialogue et le respect de la justice, la paix puisse revenir", conclut ce bref communiqué.
De son côté, l'archevêque de Paris Laurent Ulrich a estimé que la capitale "a été comme défigurée par les violences" qui ont rendu "invisible et inaudible" la manifestation "légitime des inquiétudes de tant de nos concitoyens - au premier rang desquels les jeunes".
"Nous avons peine à croire que la même ville qui a accueilli dans la joie et la concorde le pape Léon XIV a pu devenir, moins d'un mois plus tard, le théâtre des violences auxquelles nous avons assisté", a-t-il ajouté dans un communiqué.