Le Parlement a adopté mardi une loi reconnaissant la "part de responsabilité" de l'État dans le scandale du chlordécone aux Antilles, où plus de 90% de la population est contaminée, une "avancée" pour les parlementaires, bien que l'indemnisation des victimes ne soit érigée qu'en "objectif" pour les pouvoirs publics.
Le texte du député Elie Califer (Guadeloupe, groupe PS) a été adopté à l'unanimité de l'Assemblée nationale (236 voix pour, zéro contre), lors d'un ultime vote. "Ce texte de compromis permettra de restaurer une confiance profondément abîmée" a lancé M. Califer peu avant le vote dans l'hémicycle, estimant cependant qu'il "faut aller plus loin sur le chemin des réparations".