Devant la flambée des prix des énergies fossiles entraînée par la guerre en Iran et au Moyen-Orient et les conflits géopolitiques en général, l'ONU Climat a défendu lundi l'intérêt des énergies renouvelables, "moins chères, plus sûres et plus rapides à commercialiser".
"Outre son coût humain brutal, ce nouveau bouleversement montre une fois de plus que la dépendance aux combustibles fossiles laisse les économies, les entreprises, les marchés et les populations à la merci de chaque nouveau conflit ou revirement de politique commerciale", a affirmé le patron de l'agence, Simon Stiell, sur le réseau Linkedin.
"Mais il existe une solution claire à ce chaos lié au coût des combustibles fossiles: les énergies renouvelables sont désormais moins chères, plus sûres et plus rapides à commercialiser, ce qui en fait la voie évidente vers la sécurité et la souveraineté énergétiques", a ajouté Simon Stiell.
Le prix du gaz européen, déjà en forte hausse lundi matin, a explosé après l'annonce par la compagnie énergétique publique du Qatar, QatarEnergy, de l'arrêt de sa production de GNL à la suite d'une attaque de drones iraniens.
De son côté le pétrole s'envolait d'environ 8%, alors que le détroit d'Ormuz, point névralgique du commerce mondial, est désormais évité par les principaux armateurs mondiaux en raison du conflit.
De l'éclatement de la guerre en Ukraine aux conflits plus récents au Moyen-Orient, tous ces bouleversements géopolitiques ont eu pour effet un renchérissement important des prix des hydrocarbures. Les énergies renouvelables, notamment le solaire qui est devenu dans de nombreuses zones géographiques la source d'électricité la moins chère, ne dépendent pas à l'inverse à court terme des perturbations géopolitiques ou maritimes, outre leur effet positif pour le climat.
Mais malgré l'avancée en matière d'énergies renouvelables ces dernières années, "la transition mondiale est encore trop lente, et de nombreux pays en développement ont besoin d'un soutien beaucoup plus important pour pouvoir s'y engager", a critiqué Simon Stiell dans son message en ligne.
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