"L'Affaire Laura Stern", mini-série façon thriller sur les féminicides, avec Valérie Bonneton dans le rôle clé de la femme d'action, arrive sur la plateforme gratuite france.tv jeudi avant sa diffusion sur France 2 à partir du 11 mars.
La série en quatre épisodes, déjà diffusée sur HBO Max depuis le 22 janvier, a notamment reçu le prix de la meilleure série dramatique au festival de la fiction de La Rochelle en 2025. Sur France 2, elle passera dans le cadre d'une programmation spéciale autour du 8 mars, journée internationale des droits des femmes.
Laura Stern, pharmacienne et mère de famille sans histoire, est à la tête d'une association d'aide aux femmes victimes de violences, Femmes Debout. Elle assiste impuissante au meurtre d'une de ses membres.
Face au manque d'efficacité de la police et la justice, elle bascule elle-même dans la violence pour protéger les femmes menacées. Et se retrouve prise dans un engrenage.
Écrite par Marie Kremer et Frédéric Krivine, la série "pose des questions très dérangeantes" mais, "à aucun moment, il n'y a la volonté d'être provocateur", explique à l'AFP Akim Isker, réalisateur.
Au centre, Laura Stern, qui aide les victimes, n'a elle-même pas subi de violences. Ce prisme rare "peut interpeller le spectateur", souligne le réalisateur. "Elle est une éponge, jusqu'à ne plus supporter", selon lui.
Il a filmé caméra au poing, "proche des visages, de la peau, de l'intériorité de ces femmes". Cette douceur et cette empathie contrastent avec la dureté de ces vies, toutes classes sociales confondues.
Valérie Bonneton, qui se montre droite et forte, a joué au côté de femmes victimes. La série "aiguise les consciences" et n'est pas "contre les hommes", a-t-elle assuré récemment dans l'émission "C à vous".
Son personnage, Laura Stern, "n'est pas féministe le poing levé" mais "elle agit", relève-t-elle.
La chanson étendard de Suzane contre les violences sexuelles et sexistes, "Je t'accuse", est au générique et colle parfaitement au propos.
Chaque jour en France, plus de trois femmes sont victimes de féminicide ou tentative de féminicide conjugal, un chiffre en hausse sur un an selon les données 2024 de la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof).