"Pas un mètre cube d'eau supplémentaire ne sera prélevé" pour produire de la neige artificielle lors des JO-2030, mais il faudra "répartir les usages" de cette ressource au niveau local, a indiqué lundi le gouvernement.
Marina Ferrari, ministre des Sports, et Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, ont réuni pour la deuxième fois le comité stratégique chargé d'élaborer la feuille de route environnementale pour ces Jeux olympiques et paralympiques d'hiver qui se dérouleront dans les Alpes françaises.
Une série d'objectifs ont été arrêtés lundi et vont être soumis à plusieurs instances consultatives, comme le Conseil national de la transition écologique, le Haut Conseil pour le climat, ou encore le Groupe santé environnement.
"Nous intégrerons les propositions qui seront formulées à l'occasion du prochain comité stratégique en juin", a déclaré à la presse Mathieu Lefèvre.
Ce projet de feuille de route prévoit entre autres, concernant l'eau, "aucun accroissement des volumes autorisés de prélèvement d'eau, avec un suivi précis de la consommation et une réduction ciblée pour la production de neige".
"Sur l'eau, il n'y aura pas un mètre cube supplémentaire qui sera prélevé pour de l'enneigement artificiel, tout cela va se faire à enveloppe constante au sein de projets territoriaux de gestion de l'eau [...]. Ce seront les parties prenantes locales qui décideront [...]. Les JO-2030 ne consommeront pas un mètre cube de plus que l'usage traditionnel qui en est fait dans les montagnes", a déclaré Mathieu Lefèvre.
Pour Marina Ferrari, "aujourd'hui, on a des autorisations de prélèvements et des volumes d'eau, on ne va pas augmenter cette enveloppe. Cela veut dire qu'il va falloir qu'on répartisse les usages au niveau de chaque territoire, au sein de ces plans territoriaux de la gestion de l'eau, en incluant également les Jeux olympiques" parmi les bénéficiaires de cette ressource que sont habitants, agriculteurs ou encore industriels locaux.
Concernant les émissions de carbone de ces JO, l'ambition est de "se fixer, d'ici juin, un objectif global quantifié et vérifiable de réduction de l'empreinte carbone", selon la feuille de route provisoire.
Les ouvrages olympiques pour 2030 n'étant "pas encore totalement définis, il est difficile d'en inférer une consommation de carbone" mais "on vise une consommation carbone qui soit inférieure au million de tonnes de Co2, qui soit deux à trois fois inférieure à ce qu'elle était à Paris 2024" lors des Jeux d'été, a indiqué M. Lefèvre.