JO-2030: 300 millions d'euros pour les transports en Auvergne-Rhône-Alpes

Trains, route, téléphériques: une enveloppe de 300 millions d'euros sera consacrée au développement et à la rénovation d'infrastructures de transports en Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre de l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2030, a annoncé vendredi le ministère des Transports.

Ces investissements seront financés à parité entre l'Etat et la région.

Une enveloppe "pour accueillir cet événement dans les meilleures conditions possibles", a lancé le ministre des Transports Philippe Tabarot à son arrivée dans la région, mais aussi pour "l'héritage" des infrastructures qui resteront une fois les Jeux passés.

"Plus de 100 millions" d'euros seront consacrés au ferroviaire, a précisé son cabinet, en particulier pour moderniser la ligne TER Grenoble-Veynes, quatrième "branche" de "l'étoile ferroviaire" de Veynes, qui dessert aussi Marseille, Briançon et Valence.

Cette ville de 3.200 habitants du département des Hautes-Alpes blottie dans une vallée est au coeur des investissements ferroviaires pour des Jeux d'hiver.

En juin 2025, le gouvernement et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur avaient déjà annoncé une première enveloppe dans le même cadre, dont 342 millions d'euros pour le ferroviaire, en particulier la ligne Marseille-Briançon.

Le "protocole d'investissements" annoncé vendredi, à moins de quatre ans des Jeux, vise également à la mise en accessibilité de plusieurs gares savoyardes: Montmélian, Albertville, Aime-la-Plagne ou encore Bourg-Saint-Maurice.

Dans cette vallée de la Tarentaise, une partie des investissements ira, côté routier cette fois, à la route nationale 90, itinéraire bien connu des habitués des stations de ski, régulièrement embouteillée en période de haute fréquentation.

"Plusieurs millions" seront en outre consacrés à la construction d'"ascenseurs valléens" (des remontées mécaniques) à Aime-la-Plagne, où se trouvera la piste de bobsleigh, depuis la gare, ainsi qu'entre Bozel et Courchevel.

Réunis à Albertville, dans la halle olympique construite à l'occasion des jeux de 1992, les ministres Philippe Tabarot, Marina Ferrari et le président LR d'Auvergne-Rhône-Alpes Fabrice Pannekoucke ont par ailleurs signé l'avenant "mobilité" du contrat de plan Etat-région (CPER), qui représente un investissement pluriannuel de 1,4 milliard sur les "mobilités du quotidien".

Dans la matinée, Philippe Tabarot était passé par l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry pour lancer les travaux de l'extension du terminal 2.

Près de deux millions de personnes sont attendues au moment des Jeux: elles devront être acheminées sur les différents sites en Savoie, Haute-Savoie, Hautes-Alpes et Lyon (outre les épreuves de patinage de vitesse qui se dérouleront aux Pays-Bas). Le retrait de Nice de la carte olympique a réduit les distances entre les points les plus éloignés.