Gros rouleur, occasion, aides à domicile, taxis: quelles aides pour la mobilité électrique ?

Depuis le 1er septembre 2026, de nouvelles aides financées par les fournisseurs d'énergie permettent de faciliter l'accès aux véhicules électriques, dans un contexte de flambée durable des prix des carburants.

Ces nouvelles aides via les "certificats d'économie d'énergie" (CEE), qui réduisent immédiatement le prix d'achat ou l'apport initial pour une location longue durée, seront proposées pour des commandes passées jusqu'au 31 décembre.

En pratique, le dispositif des CEE repose sur le principe du pollueur-payeur. Du fait de leur activité, les fournisseurs d'énergie comme EDF, Engie ou TotalEnergies ne peuvent pas atteindre seuls l'objectif d'économies d'énergie qui leur a été assigné par le gouvernement. Pour y parvenir, ils achètent des certificats d'économie d'énergie et les sommes correspondantes financent des mesures favorisant l'électrification, notamment dans le secteur des transports.

- Aide pour les gros rouleurs -

Cette aide concerne les travailleurs qui dépendent de leur véhicule pour leur activité professionnelle et parcourent plus de 12.000 kilomètres par an.

Les particuliers des classes moyennes (non éligibles au leasing social financé par l'Etat), comme par exemple une infirmière libérale ou un enseignant qui fait le trajet vers son établissement scolaire tous les jours, peuvent bénéficier d'une aide allant jusqu'à 7.700 euros pour un véhicule électrique fabriqué en Europe et dont la batterie a elle aussi été fabriquée sur le Vieux Continent.

- Aide pour les voitures électriques d'occasion -

Le soutien à l'électrification concerne désormais aussi les véhicules de seconde main, sous réserve que l'achat ou la location de longue durée soit effectué auprès d'un revendeur professionnel.

Accessible sans condition de revenus, cette aide à l'acquisition d'une voiture électrique d'occasion atteint 340 euros pour un profil standard ou 590 euros pour des bénéficiaires modestes en situation de précarité énergétique.

Pour être éligible, la voiture doit être 100% électrique (les hybrides, même rechargeables, sont exclues) et dotée d'une batterie en bon état (au moins 80% de capacité restante).

Le véhicule doit avoir été immatriculé une première fois en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023 et doit être conservé pendant au moins trois ans.

- Majoration pour les aides à domicile -

Cette aide à l'accès à un véhicule électrique d'occasion est renforcée pour les professionnels de l'aide à domicile, des services à la personne (accompagnement des personnes âgées, handicapées ou fragiles...) et à leurs employeurs.

Dans ce cas, le montant peut atteindre jusqu'à 2.360 euros, avec des critères de prix (25.000 euros maximum) et de masse du véhicule (moins de 1.800 kg).

Les aides à domicile sont environ 500.000 en France, selon le cabinet de la ministre de la Transition de la Transition écologique, Monique Barbut.

Une partie de cette profession, très précarisée, est également susceptible d'être éligible au leasing social de voitures électriques financé par des aides publiques, soumis à des critères de revenus.

Entre le leasing social et ce soutien spécifique, l'objectif est d'atteindre une flotte de 30.000 véhicules électriques pour les aides à domicile, avait précisé le gouvernement mi-août.

- Aide spécifique pour les taxis -

Les taxis - mais pas les VTC - peuvent de leur côté être aidés à hauteur d'environ 3.500 euros (voire 5.500 euros si le véhicule et sa batterie sont fabriqués en Europe) pour l'achat d'un véhicule électrique qui doit coûter moins de 65.000 euros et dont la masse ne doit pas dépasser 2.400 kg.

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