Parmi les trois décès initialement attribués à la canicule dimanche en Gironde, un seul est "probablement" lié à la chaleur extrême qui s'abat sur la France depuis plusieurs jours, ont indiqué mardi à l'AFP des sources sanitaires.
"Cette information a circulé (...) On a deux dossiers sur les trois et ils ne sont absolument pas en lien avec la canicule", a déclaré Thomas Mesnier, chef du pôle urgences adultes SAMU SMUR du CHU de Bordeaux, lors d'un point-presse.
De son côté, la directrice départementale de l'Agence régionale de santé (ARS) en Gironde, Bénédicte Motte, a confirmé à l'AFP qu'un des décès de ces personnes âgées de 80, 89 et 95 ans avait "un lien probable avec la température".
Dimanche, la préfète du département Sophie Brocas avait affirmé dans la presse que les secours attribuaient "pour l'instant" leur mort à la canicule. Selon une source sanitaire, seule l'analyse médicale des dossiers et des pathologies éventuellement existantes permet d'imputer ou non un décès à une cause extérieure.
Placée en vigilance rouge comme 53 autres départements, la Gironde connaît des températures exceptionnellement élevées, avec un record absolu lundi pour Bordeaux à 41,9°C, selon Météo-France.
Les appels à la plateforme de régulation du 15, située au CHU Pellegrin, ont connu "une augmentation de plus de 25% sur la journée de lundi, essentiellement dus à des coups de chaleur", a souligné M. Mesnier.
Les passages aux urgences ont, eux, connu une "petite augmentation pas significative", avec surtout "des personnes âgées souffrant de la chaleur", a-t-il précisé. Le niveau 1 du plan "hôpital en tension" a pour l'instant été activé selon le directeur général du CHU de Bordeaux, Vincent-Nicolas Delpech, qui relève que "les effets de la chaleur peuvent être décalés" en termes d'impact sanitaire.
En août 2003, la canicule avait fait 15.000 morts en France.