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Futur terminal 4 à Roissy: des élus demandent la réduction des vols de nuit

"Nous demandons à l'Etat de protéger notre santé, notre environnement, notre sécurité": des élus riverains de l'aéroport de Roissy ont lancé lundi une pétition, réclamant notamment la réduction des vols de nuit en "compensation" de la création d'un futur méga-terminal.

"Le T4 n'est pas possible, s'il n'y a pas des mesures de compensation, d'accompagnement" pour les riverains de l'aéroport, explique lors d'une conférence de presse, Jean-Pierre Blazy, maire (PS) de Gonesse (Val-d'Oise) et fer de lance de cette mobilisation.

Prévu pour 2037, le terminal 4 de Roissy-Charles de Gaulle, deuxième aéroport européen, prévoit d'accueillir 40 millions de passagers supplémentaires, soit autant que l'aéroport d'Orly. Les travaux doivent débuter en 2021. Une concertation publique vient d'être lancée par Aéroport de Paris au sujet de ce projet redouté par les riverains, qui craignent nuisances environnementales et sonores.

Dans la pétition, portée par neuf communes du Val-d'Oise et de Seine-et-Marne, les élus demandent notamment de "réduire fortement" les vols de nuit, de "définir un plafond de trafic" ou encore de "favoriser l'accès aux emplois de la plateforme aux habitants locaux".

Pour appuyer leur démarche, ils citent l'exemple de l'aéroport de Francfort, troisième aéroport européen, qui a obtenu par une décision de justice en 2012 l'installation d'un couvre-feu entre 23H00 et 5H00.

"En France, il y a des réductions la nuit pour les avions les plus bruyants à Nice ou Toulouse. Ce n'est pas appliqué à Roissy, alors qu'il y a beaucoup plus de population concernée", ajoute Patric Kruissel, vice-président de l'Association de défense contre les nuisances aériennes (Advocnar), qui s'est associée à la pétition.

Selon les pétitionnaires, Roissy enregistre 170 atterrissages et décollages en moyenne par nuit entre 22H00 et 6H00, "ce qui le place en tête des aéroports européens". Un trafic de nuit "en augmentation" qui représente selon eux près de 13% des vols en 2018, contre près de 12% en 2017.

Commentaires
Par Alexander Alx - le 19/04/2019

Bien sûr il faut préserver le sommeil des populations survolées, mais ce serait une bien maigre consolation s’il fallait accepter que durant les journées, les avions se succèdent au dessus de nos têtes au rythme d’1 par minute...

Le modèle économique des aéroports et du trafic aérien est à repenser. Un aéroport ne peut pas se développer au détriment de son environnement. Les impacts sont de plus en plus fragrants et les nouvelles implantations ou agrandissements font l’unanimité contre eux: on a encore en tête Notre-Dame-des-Landes, mais c’est partout en Europe que les luttes ont lieu, à Amsterdam, Francfort, Londres ou encore Genève. Stop au CDG T4.

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