France: 61% des nappes phréatiques sous les normales au 1er septembre

La situation des nappes phréatiques reste "dégradée" en France, avec 61% des nappes en dessous des normales, en raison d'un déficit de pluies et d'une demande en hausse sur fond de canicules estivales, a indiqué mardi le BRGM.

Au 1er septembre, 90% des niveaux de nappes phréatiques de la métropole sont en baisse, indique le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), le service géologique national, dans son bulletin mensuel.

Les niveaux sont stables pour 8% des nappes et sont à la hausse pour seulement 2%, précise le BRGM selon qui l'intensité de la vidange apparaît plus marquée que celle d'août 2025.

La vidange des nappes, phénomène classique pendant l'été, est cette année particulièrement forte en raison d'un déficit de pluie "depuis le mois de mai sur tout le territoire avec notamment une sécheresse plus marquée et des températures élevées depuis le mois de juin", souligne le BRGM.

La France a connu son été "le plus chaud" jamais enregistré selon Météo-France, marqué par une température moyenne sur 24h00 de 24,0°C, soit +3,6°C par rapport aux normales de 1991-2020, et devant les étés 2003 et 2022.

Cette chaleur s'est accompagnée de sécheresses et d'incendies: 99 départements français affichent un niveau de gravité de sécheresse allant d'une simple "vigilance" à une situation de "crise", cette dernière catégorie concernant 74 d'entre eux, d'après le service VigiEau.

Sur un mois en revanche, la situation s'est légèrement améliorée, a observé le BRGM s'agissant des nappes phréatiques.

Au 1er septembre, 19% des nappes sont au-dessus de la normale, 20% sont comparables et 61% sont en dessous de la normale, contre respectivement 16%, 21% et 63% fin juillet, précise le BRGM.

Le niveau des nappes est contrasté sur le territoire, précise aussi l'organisme, "très bas pour les nappes du socle limousin et les calcaires du Jura et la plaine nord d'Alsace et encore haut pour les nappes des formations de la Vistrenque" dans le Gard.