Fortes chaleurs: pas de fermeture d'écoles à ce stade, ni de report du bac pro

Face aux fortes chaleurs précoces que connaît la France, aucune fermeture d'école n'est prévue à ce stade mais des mesures de "bon sens" sont rappelées aux responsables d'établissements, a indiqué mardi le ministre de l'Education nationale.

"Pour l'instant, ce n'est pas prévu" de fermer temporairement certaines écoles moins adaptées aux fortes températures, "mais c'est tout à fait possible", a souligné Edouard Geffray sur franceinfotv.

Le ministre n'envisage pas non plus, à ce stade, un report des épreuves du bac professionnel prévues ce jeudi: "Ce n'est pas prévu à ce jour. Cela a déjà pu arriver dans le passé, pour l'instant ce n'est pas prévu", a-t-il ajouté.

Idem pour le baccalauréat général, dont les premières épreuves de Terminale ont lieu le 15 juin, "pas de report à l'ordre du jour".

La ministre a rappelé que "quand la situation devient trop chaude, la collectivité locale, le préfet et l'Education nationale peuvent décider de fermer une école. (...) On sait le faire si c'est nécessaire".

"L'école a malheureusement l'habitude d'accueillir des enfants par fortes chaleurs, ça fait plusieurs années qu'on a des vagues de chaleur importantes. Celle-ci est très précoce, c'est sa nouveauté", a-t-il souligné.

"Toutes les mesures sont prises: ce matin même, il y a des consignes qui vont partir à tous les directrices et directeurs d'école, tous les chefs d'établissements, qui sont des consignes de bon sens mais ont besoin d'être rappelées: sur l'aération des salles, l'hydratation régulière des enfants", a ajouté le ministre.

"Il n'y a pas d'activité physique ou sportive dans les moments chauds de la journée".

La ministre a aussi rappelé qu'un plan de subvention aux collectivités locales, d'un montant de 2 milliards d'euros, avait été lancé il y a trois ans. Actuellement, "6.200 implantations scolaires", sur 60.000 établissements, sont en cours de rénovation pour permettre notamment des économies d'énergie.

Ces travaux "sont longs", a-t-il insisté: entre le moment du financement et la livraison du bâtiment, "il peut s'écouler deux ou trois ans", a-t-il indiqué.