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Européennes: l'écologie "n'appartient pas une famille politique", plaide Canfin

L'écologie "n'appartient pas à une famille politique", a affirmé lundi le numéro 2 de la liste de la majorité aux européennes, l'écologiste Pascal Canfin, au moment où LREM tente de séduire l'électorat sensible aux enjeux environnementaux en vue du scrutin européen du 26 mai.

Lors d'une réunion publique à Libourne avec le Premier ministre Edouard Philippe, l'ex-ministre EELV, a défendu l'idée que l'écologie ne serait pas "un monopole" politique.

"L'écologie ça n'appartient pas à une famille politique (...) L'air qu'on respire il n'est ni de gauche ni de droite ni du centre, le CO2 il n'est ni de gauche ni de droite ni de centre", a plaidé M. Canfin.

Quand le dérèglement climatique s'impose comme une préoccupation croissante des Français, la liste Renaissance de la majorité (LREM, MoDem...) dispute le leadership sur l'écologie de la liste EELV menée par Yannick Jadot, qui plafonne autour de 7-8% dans les sondages.

Devant 150 à 200 personnes, Pascal Canfin a défendu la place de l'écologie comme premier thème du programme et la volonté de faire de la France "une puissance verte".

Selon l'ancien EELV, "les deux mots sont aussi importants l'un que l'autre" et "on n'est absolument pas dans l'opposition de l'écologie et de l'économie de l'autre".

Quand le bilan de l'exécutif en matière d'écologie depuis le début du quinquennat est contesté, la secrétaire d'Etat à la Transition Ecologique Emmanuelle Wargon a tenté de convaincre "qu'avec le président de la République et le Premier ministre, nous agissons sur l'écologie".

Elle a notamment souligné la fermeture des quatre centrales électriques à charbon françaises d'ici 2022 et celle des deux réacteurs nucléaires de la centrale de Fessenheim en mars et en août 2020.

Quant à Edouard Philippe, questionné sur la faiblesse du fret ferroviaire en France, il a reconnu que le ferroutage, alternative au transport routier par camions, "ne marchait plus très bien en France", quand la vitesse moyenne d'un conteneur sur la ligne Le Havre-Paris est seulement de "6 km/h".

Mais l'Union européenne finance justement des projets de "corridors" ferroviaires européens pour développer le ferroutage, a-t-il pointé.

"C'est ces logiques qu'il faut pousser", avec l'action des Etats avec "l'aide" de l'Europe, a-t-il plaidé.

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