Environnement

Particules fines: covoiturage gratuit et "forfait antipollution" déclenchés en Ile-de-France

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Le "forfait antipollution" va être déclenché mercredi sur l'ensemble du réseau de transports en commun francilien, a annoncé Ile-de-France Mobilités dans un communiqué, alors que la région parisienne est en plein pic de pollution aux particules fines.

La mise en place du "forfait antipollution", de 3,80 euros pour la journée, permet "d'inciter les Franciliens à laisser leur véhicule au garage et de privilégier les transports collectifs", a fait savoir l'autorité régionale des transports.

Il avait déjà été activé en juillet 2018 lors d'un double épisode de canicule et de pollution à Paris.

Le covoiturage sera également gratuit pour tous les Franciliens mercredi, en partenariat avec huit plateformes (BlaBlaLines, Clem', Covoit'ici, IDVroom, Karos, Klaxit, Ouihop, Roulez Malin).

Les véhicules les plus polluants seront également interdits à Paris et en proche banlieue dans un périmètre délimité par l'autoroute A86, comme ils le seront dans la métropole lilloise.

Vignettes Crit'Air de 0 à 3 autorisées à circuler

Seuls les véhicules équipés d'une vignette Crit'Air --obligatoire à Paris-- de catégorie 0, 1, 2 et 3, seront autorisés.

L'Ile-de-France observe depuis plusieurs jours un pic de pollution aux particules fines PM10 (d'un diamètre inférieur à 10 micromètres), dangereuses pour la santé notamment chez les personnes les plus vulnérables.

Selon certaines estimations, la pollution aux particules fines entraîne 48.000 décès prématurés par an en France.

Après déjà plusieurs jours de pollution, à Paris et Lille, les organismes régionaux de surveillance de la qualité de l'air prévoient de nouveau mercredi dans ces deux villes un niveau de concentration de particules fines supérieur au seuil d'information fixé à 50 ?g/m3, que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de ne pas dépasser plus de trois jours par an.

En Ile-de-France, les concentrations en particules fines dans l'air avaient déjà dépassé ce seuil mercredi, jeudi et vendredi, grimpant même au-delà de 70 ?g/m3 sans toutefois entraîner d'interdiction de circulation, ce qui a provoqué une polémique.

Avec AFP.