Le niveau des ressources souterraines en eau en France métropolitaine présente "une tendance à la baisse généralisée".
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Environnement

Nappes phréatiques: la baisse continue, faute de pluies suffisantes

Un état "satisfaisant" mais qui continue de se détériorer: le niveau des ressources souterraines en eau en France métropolitaine présente "une tendance à la baisse généralisée", faute de pluies suffisantes, laissant planer l'incertitude sur une éventuelle secheresse estivale.

Au 1er juin, 77% des nappes phréatiques métropolitaines présentent des niveaux en baisse, "sous l'effet d'une vidange des réserves en lien avec le déficit pluviométrique observé en avril puis en mai", indique mardi le Bureau de recherches géologiques et minières dans son bulletin mensuel.

En raison d'une bonne recharge à l'automne et cet hiver, "la situation globale reste cependant satisfaisante", avec 58% des points d'observation au-dessus ou autour des normales.

L'intensité de la vidange apparaît légèrement plus marquée que celle de mai 2025.

Mais quasiment la moitié des nappes sont sous les normales, notamment autour des calcaires jurassiques de Lorraine, des formations de la plaine de Limagne (centre de l'Auvergne) et des calcaires karstifiés des Causses du Quercy, qui présentent des niveaux bas.

De manière générale, "l'intensité de la vidange apparaît légèrement plus marquée que celle de mai 2025", et la situation est "plus dégradée" qu'à la même période l'an dernier, où 69% des nappes étaient supérieures ou comparables aux normales.

Des précipitations en berne

En cause, des précipitations en berne depuis deux mois: en avril le déficit pluviométrique sur le territoire était de près de 70% par rapport aux normales et la deuxième quinzaine de mai, marquée par une vague de chaleur intense et précoce, a été particulièrement sèche. Météo-France a annoncé début juin que le printemps 2026 avait été le plus chaud jamais enregistré depuis 1900 et l'un des 10 printemps les moins arrosés de la période 1959-2026 avec un déficit de pluie de 30%.

Le bilan de la recharge hivernale "permet d'espérer des niveaux satisfaisants sur une grande partie des nappes réactives du sud-ouest et sud pour le trimestre prochain", indique le BRGM.

Cependant, pour bon nombre des nappes métropolitaines, dont les niveaux sont autour de la normale ou en dessous, "des incertitudes existent" et dépendront des précipitations estivales qui "en réhumidifiant les sols réduisent les besoins de prélèvements dans les nappes pour les différents usages" notamment pour l'irrigation des cultures.

D'autant que les besoins de la végétation, corrélés à des températures élevées, limiteront l'infiltration des pluies en profondeur. Dans ce contexte, "les projections à plus long terme, notamment pour la fin de l'été et la période d'étiage, demeurent incertaines", conclut le BRGM.

Avec AFP.