Environnement

Les banques appelées à verdir totalement l'épargne solidaire

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Deux ONG, Attac et 350.org, appellent les établissements bancaires collectant l'épargne des Livrets de développement durable et solidaire (LDDS) à la placer dans le financement de projets écologiques et solidaires, selon un communiqué publié mercredi.

Deux jours après la publication du rapport du GIEC, les deux associations, engagées dans une campagne d'interpellation nommée #PasAvecNotreArgent, demandent à ce que les fonds placés sur les LDDS "ne servent plus à financer des projets de soutien aux énergies fossiles et aux industries toxiques".

Le Livret de développement durable et solidaire est l'héritier du LDD, qui a été étendu depuis le 1er janvier 2017 au financement de l'économie sociale et solidaire. En 2017, près de 104 milliards d'euros ont été placés dans les 23,9 millions de LDDS ouverts, selon le dernier rapport publié par l'Observatoire de l'épargne réglementée.

Non au financement des industries toxiques

Des actions seront menées à l'encontre de la Caisse des dépôts (CDC), qui centralise environ 60 % des fonds de LDDS, et des banques françaises, qui commercialisent ce livret et conservent les 40 % restant de sa collecte, préviennent Attac et 350.org.

Les ONG arguent du fait qu'il est "aujourd'hui impossible de s'assurer que (ces établissements) ne se servent pas de cet argent pour financer des industries toxiques".

"Nous demandons à ce que les 200 entreprises responsables de 90% des émissions de gaz à effet de serre, cause majeure des dérèglements climatiques, soient exclues, par une réglementation stricte et contraignante, des portefeuilles financés par l'épargne du LDDS", plaide Clémence Dubois, chargée de campagne de l'ONG 350.org, citée dans le communiqué.

"Il est urgent de sortir des sommes colossales des énergies fossiles pour les réorienter vers le financement de la transition écologique et sociale. Cette campagne vise à obtenir de la CDC et des grandes banques qu'elles ne fassent plus n'importe quoi avec notre argent", défend pour sa part Raphaël Pradeau, porte-parole d'Attac France.

Avec AFP.