Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, a présenté le budget 2027 de son ministère le 1er octobre.
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Environnement

Budget 2027 : l'écologie entre stabilité affichée et inquiétudes des ONG

Le 1er octobre, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut a présenté le budget 2027 de son ministère, qu'elle qualifie de « globalement stable ». Mais plusieurs ONG environnementales jugent ces moyens insuffisants face à l’urgence climatique.

Le budget du ministère de la Transition écologique s'élève à 11,4 milliards d'euros pour 2027, un montant que Monique Barbut a qualifié de « globalement stable par rapport à 2026 », estimant qu'il représente « un effort notable au regard de la situation budgétaire que connaît notre pays ». Ce chiffre inclut notamment 2,5 milliards d'euros pour les agences de l'eau, mais ne couvre pas l'ensemble des politiques de transition écologique de l'État, comme le volet transport. 

Les mesures mises en avant par le ministère 

Le ministère met en avant plusieurs leviers : une hausse du Fonds vert, l'enveloppe destinée aux collectivités locales pour investir dans la transition, portée à 1 milliard d'euros. Un montant qui reste toutefois inférieur de 1,5 milliard d'euros à celui de 2024.

S'y ajoutent 36 millions d'euros supplémentaires pour la forêt, notamment pour la plantation d'arbres après les incendies, le maintien du fonds Barnier à 300 millions d'euros pour la prévention des risques, et le déploiement du dispositif Vigiecrue sur l'ensemble du territoire pour anticiper les inondations.

Des baisses qui inquiètent 

Derrière cette stabilité affichée, le budget prévoit aussi des économies : 282 suppressions de postes sont prévues au sein du ministère et de ses opérateurs, notamment au Cerema et à l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN). L'Ademe, l'Agence de la transition écologique, voit également son budget d'intervention diminuer de 350 millions d'euros en autorisations d'engagement, dont 300 millions d'euros pour le Fonds chaleur.

Un manque d'ambition pour les ONG 

Du côté des associations environnementales, le compte n'y est pas. Pour Sarah Fayolle, chargée de campagne à Greenpeace, ce budget « n'est absolument pas à la hauteur de la situation » après un été marqué par de fortes chaleurs. Anne Bringault, directrice des programmes du Réseau Action Climat, estime quant à elle qu'« on est très loin du sursaut nécessaire ». En 2023, le rapport Mahfouz-Pisani-Ferry avait estimé entre 25 et 34 milliards d'euros par an les besoins de financements publics supplémentaires pour l'action climatique.

Dernier budget du second quinquennat d'Emmanuel Macron, le texte sera examiné à l'Assemblée nationale à partir du 7 octobre, pour une adoption prévue avant le 17 décembre.