Le nombre de demandeurs d'emploi en situation de handicap ayant retrouvé un travail a nettement augmenté en 2025, en partie grâce à un meilleur accès à l'emploi après une formation, ont indiqué jeudi France Travail et le réseau des Cap emploi, structures spécialisées dans leur accompagnement.
En 2025, 286.700 chercheurs d'emploi en situation de handicap, selon la nouvelle dénomination officielle, ont retrouvé un emploi, soit une augmentation de près de 9% par rapport à 2024, alors que ce nombre était resté quasiment stable l'année précédente.
France Travail et Cheops, le réseau national des Cap Emploi, qui depuis 2022 permettent aux personnes en situation de handicap d'avoir accès à un lieu unique pour effectuer leurs démarches, expliquent en partie cette dynamique "par un meilleur accès à l'emploi après la formation".
"En 2025, 50% des chercheurs d'emploi en situation de handicap ayant suivi une formation préparant à un métier retrouvent un emploi dans les six mois, contre 43% en 2024", ont-ils détaillé dans un communiqué.
En parallèle, sur la même période, 27.894 personnes en situation de handicap ont été maintenues dans leur emploi, à 87% dans le privé, une hausse de 4,5% sur un an.
Selon France Travail, les chercheurs d'emploi en situation de handicap sont au nombre de 520.000 personnes, soit 9% des inscrits.
"La situation de l'emploi des personnes en situation de handicap s'améliore, pour autant on ne va pas faire du triomphalisme, car il y a encore un écart conséquent avec l'emploi du tout public", avait relevé mardi, lors d'une conférence de presse, Caroline Dekerle, directrice générale de l'association de gestion du fonds pour l'insertion des personnes handicapées (Agefiph).
D'après les derniers chiffres disponibles, le taux de chômage des personnes en situation de handicap s'était stabilisé en 2024 autour de 12%, cinq points de plus que pour l'ensemble de la population, et le taux d'emploi de 41%, contre 69%.
"Sur ces 5-6 dernières années, la situation de l'emploi pour personnes en situation de handicap s'est améliorée. Mais il y a encore des écarts inacceptables" avec l'ensemble de la population, a insisté Mme Dekerle, se disant "convaincue que les employeurs sont surtout démunis sur le sujet du handicap et face à la variété des handicaps", qui sont en grande majorité "invisibles".