Des PFAS, les polluants dits "éternels", ont été détectés dans trois sources d'eau en bouteille dans la Loire et en Ardèche, qui ont ensuite été fermées par leurs exploitants, indique vendredi la préfecture d'Auvergne-Rhône-Alpes.
Il s'agit de la source d'eau minérale Parot à Saint-Romain-le-Puy, dans la Loire, et de deux forages de l'eau commercialisée sous le nom Perle, à Vals-les-Bains en Ardèche, a précisé une source proche du dossier à l'AFP, confirmant une information de la radio Ici Saint-Etienne.
Toutes ces sources sont exploitées par la société Sources Alma, l'un des plus gros embouteilleurs de France connu pour ses marques Cristaline, Saint-Yorre ou encore Vichy Célestins.
Au total, 35 sources ont été contrôlées en 2025 dans la région, indique la préfecture de région dans un document faisant le point sur son action en matière de lutte contre les PFAS, des substances chimiques présentes dans de nombreux produits et quasi indestructibles.
"Sur trois sites situés en Ardèche et dans la Loire, la détection de PFAS a conduit les services de l'État à mettre en place une surveillance renforcée. Les exploitants ont décidé de l'arrêt de l'utilisation de certaines sources", écrit la préfecture.
La marque d'eau minérale naturelle Parot "n'est effectivement plus commercialisée", a dit à l'AFP une porte-parole de l'entreprise, mentionnant la "présence de nanotraces de PFAS sans risque pour la santé humaine".
Selon elle, les quantités de PFAS détectées sont "inférieures à la limite de qualité applicable à l'eau du robinet" (100 nanogrammes par litre) mais supérieures à la limite fixée pour les eaux minérales naturelles (30 nanogrammes par litre).
Comme Nestlé, Sources Alma est visée par une information judiciaire ouverte à Paris en février 2025 pour le traitement de ses eaux minérales, à la suite de deux plaintes de l'association Foodwatch pour "tromperie".
Par ailleurs, la préfecture de région, qui s'est saisie du sujet PFAS en 2022 après une série d'enquêtes journalistiques, note des progrès liés aux normes imposées aux principaux émetteurs de la vallée de la chimie au sud de Lyon, les industriels Daikin et Arkema.
Dans cette zone, les rejets dans les eaux de surface sont aujourd'hui de deux kg par mois en moyenne, contre 300 kg en 2022, et les émissions dans l'air ont été réduites de 90% par Daikin et d'un facteur 30 par Arkema, selon la préfecture.
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