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Démission Hulot: "Tout le monde n'est pas fait pour la dureté de ce poste" (Cohn-Bendit)

Daniel Cohn-Bendit, figure historique de l'écologie politique, a souligné mardi que "tout le monde n'est pas fait pour la dureté" du poste de ministre, après la démission de Nicolas Hulot dont il a mis en avant le caractère "impulsif".

"Nicolas, c'est un impulsif. On avait déjà pu constater ce problème émotionnel en 2007 lorsqu'il avait renoncé à la surprise générale à se présenter à la présidentielle", a pointé Daniel Cohn-Bendit dans une interview au Parisien.

Assurant avoir "discuté" avec le ministre de la Transition écologique "début août", alors que celui-ci "se posait déjà beaucoup de questions", M. Cohn-Bendit lui avait affirmé qu'il "faisait du bon boulot".

Mais M. Hulot trouvait qu'on "n'allait déjà pas aussi loin et aussi vite qu'il le voulait" en matière d'écologie au sein du gouvernement. "Il n'était pas fâché mais il trouvait ce gouvernement plus libéral qu'il ne l'est lui", a ajouté M. Cohn-Bendit.

"Tout le monde n'est pas fait pour la dureté de ce poste. Moi j'aurais tenu trois minutes à sa place. Il y a trop de compromis à faire", a encore souligné l'ancien eurodéputé écologiste, proche d'Emmanuel Macron.

Interrogé sur le nom du possible successeur de M. Hulot, M. Cohn-Bendit a avancé le nom de Pascal Canfin, "un écologiste de métier", ancien ministre délégué au Développement de François Hollande et actuellement directeur général du WWF France.

S'il "était nommé ministre, il pourrait aller plus loin que Nicolas Hulot sur certains points", a-t-il plaidé.

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