L'eau d'un collège de Bagnolet (Seine-Saint-Denis) a été jugée non potable il y a plusieurs mois, sans que rien n'ait été mis en oeuvre jusqu'à présent, selon un communiqué du département publié mardi, confirmant des informations de presse.
Sur des photos et une vidéo, datant de lundi et publiées par Mediapart et Le Parisien, on peut apercevoir des bouteilles remplies d'une eau jaune foncée.
Le collège Georges-Politzer restera fermé mercredi afin d'effectuer les opérations nécessaires pour régler ce problème, alors que des prélèvements ont été effectués début juin, relèvent les deux médias.
"Une enquête interne afin de comprendre les défaillances ayant conduit au retard dans la transmission du rapport et aux retards dans la mise en oeuvre des actions correctives" a été ouverte, selon le département, qui indique n'avoir pris connaissance des résultats que le 25 septembre.
Le rapport du laboratoire ayant effectué les analyses, daté du 11 juin, constate une "contamination par des excréments ainsi que la présence possible d'autres germes pathogènes porteurs de maladies", selon Le Parisien.
Selon une source proche du dossier, qui s'est exprimée auprès de l'AFP, l'Agence régionale de santé considérerait toutefois que le risque sanitaire est "faible".
Si la qualité de l'eau s'est dégradée ces derniers mois, le problème pourrait durer depuis des années, selon des témoignages recueillis par Mediapart: "Depuis que je suis arrivée ici (il y a trois ans), on me dit : +L'eau est marron+ ; je l'avais presque intégré...", raconte une professeure d'arts plastiques.
Toujours selon le média, "un premier signalement a été fait à la direction en commission d'hygiène et de sécurité (CHS) le 10 février, puis une relance en conseil d'administration le 18 mai. La direction du collège a transmis l'information au département le 19 mai, qui a ensuite mandaté des prélèvements le 4 juin 2026."
Selon le département, après l'intervention de mercredi, "une révision complète du réseau d'eau de l'établissement sera engagée pour identifier l'origine du problème et éviter qu'il ne se reproduise".
Cet événement intervient en pleine mobilisation lycéenne, qui a débuté en banlieue parisienne avant de s'étendre au reste de la France. La dégradation des conditions d'apprentissage est l'un des griefs revenant le plus souvent.