Face au réchauffement climatique, le géant de l'agro-alimentaire Danone va "continuer à investir" dans Volvic, notamment pour préserver la ressource en eau, a déclaré lundi le PDG du groupe Antoine de Saint-Affrique.
"On a investi de manière considérable ces dernières années. Nous continuons à investir dans Volvic, parce que nous croyons (...) dans le métier de minéralier", a-t-il assuré à la presse lors de la célébration des 50 ans de la première eau minérale de France.
Danone s'assure "que cette ressource se projette dans le futur", a-t-il ajouté.
Le PDG du groupe a ainsi annoncé un investissement de 50 millions d'euros d'ici 2030, notamment pour le projet Reuse, qui vise à réutiliser les eaux usées à usage industriel (lavement des bouteilles, NDLR), pour une économie de 220 millions de litres d'eau par an.
Une nouvelle ligne de production "plus performante" verra par ailleurs le jour sur le site qui emploie plus de 800 salariés, pour un total de 1.400 emplois directs et indirects (4e entreprise du Puy-de-Dôme).
Enfin, un centre d'expertise Danone sur l'eau sera installé à Volvic: "Nous allons faire converger" les savoirs de Danone "vers Volvic de façon à les partager (...) avec les services de l'Etat" et avec les collectivités locales.
Reste que pour les associations environnementales, l'effort n'est pas suffisant.
Sylvie de Larouzière, présidente de l'association Preva (protection de l'environnement des volcans d'Auvergne) souligne que "l'aquifère est surexploité", ce qui est "très préoccupant dans le contexte actuel de la tension en eau sur le territoire".
Volvic est placée en alerte sécheresse par la préfecture du Puy-de-Dôme, une situation dans laquelle le minéralier est contraint de baisser de 5% ses prélèvements (moyenne annuelle).
Dénonçant des "restrictions à la carte", Mme de Larouzière assure que les autorisations que l'Etat accorde à la SEV (société des eaux de Volvic) sont encore supérieures à ce que prélève réellement Volvic, soit plus de 2,3 milliards de litres d'eau.
C'est, dit-elle, "l'équivalent de 200 piscines par 24 heures pour remplir des bouteilles en plastique".
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