Près d'un demi-million de personnes devraient se déplacer dans les semaines à venir pour assister aux concerts de la chanteuse québécoise, selon les estimations de Greenly, plateforme spécialisée dans la mesure d'empreinte carbone. Sa résidence dans la région parisienne n'est pas sans conséquence écologique : selon la part de spectateurs venus de l'étranger (entre 30 % et 45 %), l'empreinte carbone du public est estimée entre 333 000 et 466 500 tonnes de CO2e.
Une résidence qui attire un public international
Le séjour de la chanteuse québécoise est prolongé jusqu'au 17 octobre dans l'une des plus grandes salles d'Europe. Après plusieurs années d'absence marquées par sa lutte contre le syndrome de la personne raide, une maladie neurologique rare, Céline Dion a fait le choix d'une résidence plutôt que d'une tournée classique : contre les 52 dates nord-américaines et les 28 concerts prévus dans 19 villes européennes de son précédent Courage World Tour, elle ne se produit ici que dans une seule salle.
En choisissant cette option, elle évite de se déplacer d'une ville à l'autre. C'est désormais au public de venir à elle.
Les déplacements des fans au cœur de l’empreinte carbone
Les déplacements du public ne constituent toutefois qu’une partie de l’empreinte carbone de la résidence, qui comprend également la production du spectacle.
D’après les calculs de Greenly, la consommation électrique des 26 concerts représenterait environ 5,1 tonnes de CO2e, en tenant notamment compte du faible niveau d’émissions du mix électrique français. À titre de comparaison, Greenly estime que moins de trois spectateurs internationaux effectuant un trajet aérien suffiraient à atteindre ce même niveau d’émissions.
Un événement aux retombées économiques majeures
L'impact de cette résidence ne se limite pas à l'aspect environnemental. Il existe également une dimension économique importante à prendre en compte.
Selon Choose Paris Region, les 16 premières dates pourraient générer entre 300 et 500 millions d’euros de retombées économiques pour la région parisienne. À l’échelle de l’ensemble de la résidence, BFM estime ces retombées jusqu’à 1,2 milliard d’euros, en prenant notamment en compte les dépenses liées aux transports, à l’hébergement, à la restauration et aux activités des spectateurs.
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Le choix d’une résidence n’est pas quelque chose d’inédit dans l’industrie musicale. Adèle a notamment donné 10 concerts à Munich dans une arène spécialement construite pour l’occasion, réunissant 750 000 personnes. Une formule qui restreint les déplacements de l’artiste et de son équipe, mais qui implique de longs trajets à une partie du public, nombre de spectateurs ayant fait le déplacement depuis l’étranger.
D’autres artistes, comme Taylor Swift, ont préféré privilégier les tournées à l’international. Pour les dates australiennes de l’Eras Tour, qui ne se déroulaient qu’à Melbourne et Sydney, la demande de voyages depuis la Nouvelle-Zélande a été si forte qu’Air New Zealand a décidé d’augmenter le nombre de vols entre les deux pays, selon Greenly.