La banque de financement et d'investissement du groupe Crédit Agricole et la start-up Pasqal, spécialisée dans l'informatique quantique, ont annoncé mardi vouloir accélérer la montée en puissance de cette technologie pour des activités opérationnelles sur les marchés.
L'informatique quantique, technologie encore balbutiante qui promet de démultiplier la puissance de calcul des ordinateurs, pourrait permettre de résoudre en un temps record des problèmes trop complexes pour les calculateurs actuels.
Crédit Agricole CIB et Pasqal ont entamé une collaboration en 2019, et le partenariat stratégique entre dans une nouvelle phase "centrée sur l'industrialisation des applications de l'informatique quantique, avec des premiers cas d'usage en production prévus dès 2028", selon un communiqué.
Crédit Agricole CIB et Pasqal indiquent avoir conduit plusieurs projets majeurs autour de la mesure du risque de défaut de crédit et de l'optimisation de portefeuilles, dans l'objectif d'améliorer l'efficacité en capital de la banque.
"Leurs résultats ont démontré que les algorithmes quantiques peuvent, sous certaines conditions, surpasser les performances des approches classiques dans les applications de marchés de capitaux et de gestion des risques", selon le texte.
La prochaine phase du partenariat portera sur le "suivi de la consommation en fonds propres" en tenant compte des actifs détenus par la banque en fonction du niveau de risque qu'ils représentent.
Pour cela, la banque d'investissement prévoit d'abord de déployer des algorithmes inspirés du quantique sur les infrastructures informatiques existantes, dans l'objectif d'obtenir des gains de performance immédiats sans recourir à un ordinateur quantique.
Cette phase sera suivie d'une expérimentation sur les ordinateurs quantiques "à atomes neutres" de Pasqal, une technologie qui recourt à des atomes électriquement neutres, prometteuse pour construire de grands ordinateurs quantiques.
Viendra finalement le déploiement à grande échelle en intégrant les ressources informatiques classiques et quantiques "dans le but de résoudre des problèmes complexes hors de portée des systèmes actuels", selon le communiqué.