L'éco-organisme Citeo, qui a lancé en mai 2025 une expérimentation à grande échelle de la consigne du verre dans les supermarchés dans l'ouest de la France, souhaite ouvrir le dispositif à "d'autres boucles de réemploi", en vue d'une généralisation de la pratique à l'échelle nationale, a-t-il annoncé jeudi.
En juin, un an après le lancement de l'expérimentation dans quatre régions (Bretagne, Normandie, Pays-de-la-Loire, Hauts-de-France), Citeo avait admis être très en retard sur les objectifs initiaux, avec 362 magasins participants, soit moitié moins que l'objectif de départ de 750 magasins avant fin 2025.
Mais elle en compte aujourd'hui moitié moins, 362. Un retard qui s'explique notamment par l'absence de l'enseigne Biocoop, selon Citeo.
Concernant les régions pilotes, "100 nouveaux magasins (...) rejoignent l'expérimentation, dont une nouveauté avec 60 drive", a indiqué Citeo.
Il souhaite parallèlement préparer la transition à l'échelle nationale de cette expérimentation "avec l'ensemble des acteurs de la filière du réemploi".
Pour ce faire, Citeo souhaite l'étendre "en intégrant les initiatives existantes et volontaires, afin d'augmenter les volumes dans un cadre harmonisé et interopérable pour les industriels, plus simple et cohérent pour le consommateur", qui pourra acheter un produit en emballage réemployable dans un magasin et de ramener son emballage vide dans un autre.
"Un appel à manifestation d'intérêt (AMI) sera lancé début 2027 pour ouvrir le dispositif ReUse à d'autres initiatives volontaires, dans les quatre régions pilotes comme sur le reste du territoire", a indiqué Citeo.
Citeo annonce également l'ouverture d'une "concertation nationale" à compter du 29 septembre "avec 60 acteurs de la filière", associant "les industriels, les distributeurs, les opérateurs et leurs fédérations, ainsi que l'ensemble des parties prenantes de la filière, en coordination avec les pouvoirs publics", pour préparer le passage à l'échelle nationale de la consigne.
En juillet, le ministère chargé de la Transition écologique avait demandé dans un courrier à Citeo de formuler avec son concurrent Léko une "proposition conjointe" pour oeuvrer à un "dispositif unifié".
Citeo ne mentionne pas spécifiquement son concurrent. "À ce stade, l'élaboration par plusieurs éco-organismes d'un dispositif unique et commun de réemploi soulève des questions qui nécessitent une analyse approfondie au regard du droit de la concurrence", a-t-il indiqué à l'AFP.