Congé parental: des syndicats demandent à Macron de soutenir une directive européenne

Les principaux syndicats français ont appelé mercredi Emmanuel Macron à soutenir une proposition de directive européenne qui améliore notamment le congé parental, un texte que le président refuse d'approuver en l'état.

"Vous avez tenu à faire de l'égalité entre les femmes et les hommes une grande cause nationale (...). Pour mettre les paroles en adéquation avec les actes, nous vous demandons donc de soutenir le projet de directive sur l'équilibre vie privée - vie professionnelle", écrivent-ils dans une lettre ouverte au président de la République.

Le courrier est signé Laurent Berger (CFDT), Philippe Martinez (CGT), Pascal Pavageau (FO), Philippe Louis (CFTC), Luc Bérille (Unsa) et Luca Visentini, qui dirige la Confédération européenne des syndicats (CES) à laquelle ces cinq centrales françaises sont affiliées.

Cette directive est "déterminante pour garantir l'autonomie économique des femmes, leur égal accès au marché du travail et un autre partage des tâches", poursuivent-ils.

Les dirigeants syndicaux rappellent que "la maternité, la parentalité et la charge de personnes dépendantes (sont) un des premiers facteurs discriminants dont souffrent les femmes", qui "sont enfermées dans des emplois à temps partiel et peuvent même être obligées de renoncer à leur travail pour prendre en charge leurs proches dépendants".

La directive vie privée - vie professionnelle, propose une meilleure indemnisation du congé parental, au niveau des indemnités journalières de maladie, la possibilité de fractionner le congé parental et de le prendre jusqu'aux 12 ans de l'enfant, impose un congé paternité de 10 jours à la naissance à l'ensemble des Etats membres de l'Union européenne, et 5 jours de congé rémunérés par an pour s'occuper d'un proche dépendant.

Lors de son intervention devant le Parlement européen le 17 avril, Emmanuel Macron avait indiqué qu'il approuvait "les principes" de la directive, mais que "les congés parentaux payés au niveau de l'indemnité maladie journalière, c'est une belle idée qui peut coûter très cher et finir par être insoutenable".

"Il faut travailler sur la proposition" de la Commission européenne, avait-il estimé, indiquant que "la France (allait) elle-même faire une proposition".

Mi-avril, une cinquantaine d'associations avaient déjà publié une lettre ouverte à Emmanuel Macron l'appelant à soutenir la proposition de directive européenne.

Actuellement en discussion au niveau des Etats, cette dernière doit être adoptée à la fin du mois de juin par le Parlement européen.

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