Cohue dans des Lidl: la députée Delphine Batho fait un signalement contre l'enseigne

La députée Génération Écologie Delphine Batho a annoncé vendredi avoir fait un signalement auprès de la Répression des fraudes contre Lidl, qu'elle accuse de publicité mensongère après une annonce de vente de climatiseurs à l'origine de scènes de tension en magasin, ce dont l'enseigne se défend.

Au lendemain de bousculades survenues lors de la mise en rayon de ces appareils et de ventilateurs, l'élue accuse le groupe de grande distribution d'avoir "organisé intentionnellement" ces tensions.

Elle lui reproche d'avoir présenté comme une promotion un climatiseur mobile à 179 euros, alors que ce même produit aurait été proposé moins cher par le passé.

La marque s'en défend, assurant dans une déclaration transmise à l'AFP que ses équipements étaient "vendus au prix habituel", et réfutant toute mise en avant exceptionnelle en dehors de son catalogue.

Dans ce dernier, l'entreprise indiquait que son appareil serait vendu avec une remise de "20%".

Mme Batho pointe également du doigt l'attitude de l'enseigne sur les réseaux sociaux avant l'opération.

Le discounter avait répondu par une image de la série "Game of Thrones", illustrant une scène de bataille, à un internaute qui prédisait que la vente allait se "terminer en bagarre".

Cette publication a depuis été supprimée "dès que nous avons constaté qu'elle pouvait être mal interprétée", a indiqué la direction à l'AFP.

L'enseigne répète n'avoir tenu aucune campagne de communication payante ou de publicité sur cette opération de vente de climatiseurs.

Dans un communiqué, le président de Lidl France, John Paul Scally, a appelé "solennellement à la responsabilité de chacun, au civisme et au respect mutuel", refusant que "des comportements individuels" compromettent la sécurité de ses collaborateurs.

Jeudi à l'aube, la mise en vente à l'échelle nationale de 200.000 climatiseurs avait provoqué des ruées de clients, nécessitant parfois l'intervention des forces de l'ordre pour canaliser la foule.

La direction souligne que ces débordements sont restés limités à "une trentaine" de supermarchés, sur les plus de 1.500 que compte le réseau en France.

Face à ces événements, les syndicats de l'entreprise ont dénoncé un manque d'anticipation mettant en danger les salariés, en pleine période de températures extrêmes sur le territoire.