Chasse à l'alouette : le gouvernement maintient les quotas pour 2026-2027

Le gouvernement a reconduit les quotas de capture d'alouettes des champs à l'aide de filets, dits pantes, dans quatre départements du Sud-Ouest pour la saison 2026-2027, selon un arrêté publié jeudi au Journal officiel.

Comme la saison précédente, les quotas ont été fixés à 38.600 oiseaux en Gironde, 56.672 dans les Landes, 1.230 dans le Lot-et-Garonne et 2.200 dans les Pyrénées-Atlantiques pour 2026-2027. Soit un total de quelque 98.700 animaux.

Cette décision intervient un mois après une décision du Conseil d'État rejetant les recours d'associations qui s'opposent à cette chasse traditionnelle.

La haute juridiction administrative avait plusieurs fois désavoué dans le passé le gouvernement, qui avait voulu autoriser cette chasse dans le Sud-Ouest, jugeant que ces techniques traditionnelles contrevenaient à la directive européenne Oiseaux de 2009, laquelle interdit les techniques de capture massive d'oiseaux sans distinction d'espèces.

Mais sur la base d'expérimentations qui ont été menées en 2023 et 2024, elle a finalement estimé que "la condition de sélectivité" peut "être considérée comme satisfaite", c'est-à-dire que cette méthode traditionnelle ne conduit pas à la mort de trop nombreux oiseaux d'autres espèces.

En outre, le Conseil d'État a estimé dans sa décision que le nombre d'alouettes qui pouvaient être capturées pour la saison 2025-2026, soit quelque 98.700, ne contrevient pas à la condition d'un "prélèvement en petites quantités" et à la conservation de l'espèce.

La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) "s'étonne de cette décision du Conseil d'État dont les arbitrages précédents ont toujours contribué à faire progresser la protection de la biodiversité", a réagi auprès de l'AFP son président Allain Bougrain-Dubourg.

À l'inverse, la Fédération nationale des chasseurs a salué "une étape majeure pour l'avenir des chasses traditionnelles".

Les alouettes des champs, autrefois oiseaux communs de nos campagnes, ont vu leurs effectifs fondre de 25% depuis 1980, selon la LPO.