L'aller-retour à bord du train CDG Express entre Paris et l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle coûtera 28 euros, avec tarif réduit sur l'aller simple pour les détenteurs d'un Passe Navigo et gratuité pour les moins de 16 ans accompagnés, a indiqué l'exploitant de la ligne mercredi.
Cet exploitant, Hello Paris, coentreprise entre Keolis et RATP DEV, présentait à la presse le service et les rames de cette nouvelle liaison rapide vers le premier aéroport parisien, au centre de maintenance de ces trains, le Technicentre de la SNCF de Bobigny (Seine-Saint-Denis).
À compter du 28 mars 2027, le CDG Express doit relier la gare de l'Est, à Paris, à la gare ferroviaire de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle (CDG 2) en vingt minutes, avec un départ tous les quarts d'heure à partir de 5h00, jusqu'à minuit.
Le tarif sera de 25 euros l'aller simple, et 28 euros l'aller-retour. Cet aller-retour coûtera donc le même prix qu'avec le "ticket Paris Région Aéroports" qui permet de se rendre à Roissy ou à Orly, vendu à 14 euros l'aller (plein tarif).
Les détenteurs d'un Passe Navigo, abonnement des transports en commun d'Ile-de-France, paieront 16,50 euros l'aller simple sur le CDG Express. Et un abonnement sera proposé aux salariés travaillant à l'aéroport, à des tarifs qui restent à définir.
Les billets seront vendus dans des distributeurs en gare, sur internet et sur une application mobile.
- "Espace lounge" -
Les rames, dont la longueur sera ajustée au fil de la journée en fonction du trafic, peuvent compter jusqu'à 420 places. Elles disposent, à l'avant, d'un "Espace lounge" de 12 sièges, à un tarif lui aussi à déterminer.
Hello Paris, dont le contrat couvre les 15 premières années d'exploitation, prévoit de transporter 10 à 15% des voyageurs de cet aéroport hors correspondances, soit 6 à 8 millions de personnes par an. Un objectif "prudent", selon la présidente de la coentreprise, Soledad Valencia-Rissetto.
La clientèle devrait être à 40% française et 60% étrangère.
Les 13 rames Coradia, conçues à l'origine par Alstom, sont fournies par l'usine de l'espagnol CAF à Reichshoffen, dans le nord de l'Alsace.
Ce projet d'infrastructure, porté par Groupe ADP, la Banque des territoires et SNCF Réseau, a coûté 2,6 milliards d'euros, notamment financés par un emprunt de 2,2 milliards d'euros à l'Etat.
Le CDG Express permettra de désengorger le RER B, ligne parmi les plus fréquentées d'Europe, qui souffre de sa vétusté et de pannes régulières. Les autoroutes A1 et A3 devraient aussi bénéficier d'une baisse du trafic routier.
"Le RER B va retrouver sa vocation de train du quotidien", a souligné le président du gestionnaire de l'infrastructure du CDG Express, Baptiste Maurand.
Un élu Vert de la mairie de Paris, David Belliard, avait déploré à l'été 2023 une interruption du RER B pour des travaux préparatoires à ce CDG Express. "C'est le train des riches versus les voyageurs pauvres", avait-il dénoncé.
De nombreux grands aéroports sont reliés à une ville-centre par ce genre de ligne, qui s'appelle, par exemple, Flughafen-Express à Berlin, Gatwick Express et Stansted Express à Londres, Airport Express Line à New Delhi ou encore Capital Airport Express à Pékin.
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