Gabriel Attal a soutenu mercredi les nouvelles mesures du gouvernement face à la hausse du carburant et développé, pour 2027, deux plans de long terme, un pour le "désendettement" et un autre, baptisé "Messmer 2", de sortie des énergies fossiles.
Face au niveau actuel des prix du carburant, "la logique, c'est de cibler un soutien envers ceux qui en ont le plus besoin et le faire de façon temporaire. C'est la ligne qui a été décidée par le gouvernement et je la soutiens", a déclaré le candidat Renaissance à l'élection présidentielle lors d'une conférence de presse.
"Gérer l'urgence, c'est la mission du gouvernement et il le fait. Comme candidat à la présidentielle, ma responsabilité c'est d'être prêt et de préparer l'avenir", a-t-il développé, proposant "deux plans, deux stratégies: un plan de désendettement et un plan pour sortir des énergies fossiles", baptisé "plan Messmer 2" en référence à l'ancien Premier ministre (1972-1974) et à son plan de développement de l'énergie nucléaire.
Le patron de Renaissance a réaffirmé, comme il l'avait dévoilé en juillet, vouloir réaliser 150 milliards d'euros d'économies en dix ans, dont deux tiers sur les dépenses sociales. Il a répété viser un retour sous les 3% de déficit "avant la fin du prochain quinquennat", "des comptes sociaux à l'équilibre" à ce même horizon 2032 et un "retour à l'équilibre de l'ensemble des finances publiques en 2037".
Pour ce faire, il a réaffirmé ses priorités : règle d'or budgétaire, "grande loi de programmation économique, fiscale et énergétique sur dix ans", réforme des retraites, de l'assurance-chômage, "plan de départ volontaire" de 100.000 fonctionnaires et "simplification de notre organisation administrative et territoriale".
Gabriel Attal a par ailleurs indiqué travailler à un "plan de secours" alternatif en cas de "grave crise de défiance des marchés financiers".
Pour la sortie des énergie fossiles, le plan dit Messmer 2 "s'articulera autour de trois temporalités : à court terme, diminuer notre part d'énergies fossiles de 60 % à 40 %" d'ici à 2028-2030, "à moyen terme, la faire passer à moins de 30 % et à plus long terme, (atteindre) la neutralité carbone totale".
"Cela suppose d'abord de rendre cette transition accessible", a-t-il ajouté, citant des mesures contenues pour la plupart dans des travaux de Renaissance dévoilés en 2025 : amplification du leasing social pour les véhicules électriques et élargissements aux véhicules d'occasion, lesquels feraient également l'objet d'un bonus à l'achat, "plan massif" de développement de la géothermie, sécurisation de la construction prévue de 14 réacteurs nucléaires EPR.
"Notre objectif doit être que l'électricité, toutes taxes comprises, reste durablement plus avantageuse que l'énergie fossile qu'elle remplace", a insisté M. Attal.