Une intersyndicale a réclamé mardi des diagnostics énergétiques "précis" des établissements scolaires, en pleine période de canicule, et demandé au ministère l'application des préconisations formulées dans un rapport adopté en mars par une instance consultative.
"Nous demandons des diagnostics précis, des données mises à jour afin d'avoir une carte extrêmement précise sur le bâti scolaire", a résumé en conférence de presse à Paris Jean-Rémi Girard, président du Snalc, aux côtés d'autres syndicats - Unsa éducation, CGT Education, Snuipp, Snes, CFDT, l'organisation étudiante la Fage, notamment.
Cette proposition a été formulée dans un rapport adopté fin mars par le Conseil supérieur de l'éducation (CSE), instance consultative, et révélé en avril par les agences spécialisées Newstank et AEF.
Le rapport, adopté à l'unanimité moins une voix - celle du Medef - demande, entre autres, un diagnostic des établissements avant 2030, la création d'une classification publique des établissements selon leurs caractéristiques énergétiques, et des "limites normées de températures" pour les périodes d'examen.
Intitulé "l'Ecole actrice de la transition écologique", il dresse une série de 40 recommandations, visant à améliorer le bâti scolaire, former "systématiquement" les personnels enseignants aux enjeux environnementaux et "renforcer" les enseignements sur les enjeux climatiques dès l'école primaire.
Parmi les autres recommandations: l'adoption d'un plan climat ministériel ou encore le "financement supplémentaire de l'Etat à destination des collectivités territoriales" pour la rénovation des établissements.
Selon les syndicats, 157 millions de mètres carrés doivent être rénovés. Le ministre de l'Education, Edouard Geffray, a affirmé de son côté que 24 millions de mètres carrés ont déjà été rénovés.
L'intersyndicale appelle le ministère à publier le rapport sur son site, et à appliquer les recommandations. En septembre, le CSE doit nommer un rapporteur qui fera le bilan de la mise en oeuvre par le gouvernement.