Canicule: pour le système de santé, l'activité "soutenue" mais "en légère baisse" et "maîtrisée"

L'activité des hôpitaux et du système de santé, toujours "soutenue" en raison de la canicule, est en "légère baisse" en ce long week-end et "maîtrisée", même si le nombre d'appels au Samu reste plus important qu'habituellement, a indiqué lundi le directeur général de la Santé.

"Au niveau national, les indicateurs montrent une légère baisse ce jour, avec une activité qui reste soutenue à l'hôpital, en ville ou au Samu", a résumé Didier Lepelletier, à la tête de la Direction générale de la santé (DGS), à l'issue d'une nouvelle réunion de crise interministérielle sur les conséquences de la canicule.

Le nombre d'appels au Samu "progresse légèrement au niveau national: +13% d'appels" ont été enregistrés dimanche, par rapport au dimanche précédent, a-t-il dit.

"Santé publique France rapporte une légère baisse du nombre d'actes réalisés par SOS Médecins. De la même manière, le nombre de passages aux urgences liés à la chaleur est en légère baisse", a-t-il poursuivi. Et "s'agissant du secteur médico-social, aucune difficulté généralisée n'est recensée".

"La situation reste donc maîtrisée", a-t-il conclu, appelant toutefois à "la prudence" car les remontées de données sont "traditionnellement moins nombreuses le week-end" et parce que "les effets sanitaires" de la canicule sont généralement observés avec quelques jours de décalage.

Dans le cadre des mesures d'urgence prises par l'exécutif, "8.000 climatiseurs ont été livrés" dans les hôpitaux et Ehpad "qui en ont fait la demande" à 70% dans les départements prioritaires car en "vigilance rouge". "Nous serons au double" la semaine prochaine, pour arriver à 30.000 "fin juillet, début août", a-t-il dit.

Interrogée lundi matin par l'AFP, la porte-parole du syndicat Samu-Urgences de France Agnès Ricard-Hibon a estimé que l'activité des Samu était "normale-haute", mais "gérable, pas du tout comme au point fort de la canicule de juin".

Aux urgences, "on n'est pas pour l'instant en situation de surcharge" mais "on se méfie", notamment parce que les maladies chroniques décompensent souvent plusieurs jours après les fortes chaleurs, a-t-elle dit.

A Paris, "actuellement, c'est plutôt calme", et "c'est lié en grande partie au fait que les parisiens sont partis en vacances et que les effets de la canicule, au niveau du système hospitalier, se font (généralement) sentir à J+3. Donc on s'attend à une augmentation de l'activité à partir d'aujourd'hui", a de son côté indiqué sur franceinfo le chef du Samu de Paris, Frédéric Adnet.