Canicule: pour Farandou, les entreprises du BTP font "ce qu'il faut"

Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a dit vendredi faire confiance aux entreprises du BTP pour préserver la santé des ouvriers en période de forte chaleur, avant la publication de recommandations actualisées la semaine prochaine dans un nouveau plan sur la santé au travail.

"Je sais que dans les entreprises, on fait ce qu'il faut pour que les ouvriers puissent travailler en préservant leur santé par rapport à ces chaleurs intenses", a déclaré M. Farandou au micro de BFM lors de la visite d'un chantier dans les Yvelines.

"Météo France diffuse des avis par département (...) à partir de là, les structures professionnelles, notamment le BTP, ont toute une palette de mesures qu'elles déclenchent", a-t-il expliqué.

Interrogé sur la nécessité de mieux adapter le code du Travail aux canicules, M. Farandou a estimé que "dans le droit du travail, il y a déjà beaucoup d'obligations faites aux entreprises". "Chaque chef d'entreprise est responsable de la santé de ses salariés. (...) Il doit analyser les risques liés à l'activité professionnelle et la chaleur intense en fait maintenant partie", a-t-il rappelé.

La CGT déplore que les inspecteurs du travail ne puissent pas faire arrêter immédiatement un chantier ou une activité s'ils constatent des mesures de prévention insuffisantes contre la chaleur. Ils peuvent prononcer une mise en demeure mais l'employeur dispose alors de huit jours minimum pour mettre en place des mesures.

M. Farandou a aussi rappelé que le nouveau plan santé au travail, établi tous les cinq ans en concertation avec les partenaires sociaux, doit être présenté la semaine prochaine. "Il y aura un chapitre particulier autour de la transition écologique, du changement climatique. (...) On va réactualiser un certain nombre de recommandations", a-t-il dit.

Mardi dans la Drôme, un jeune de 19 ans, qui avait travaillé avec son père sur un toit toute la journée, s'est senti mal en fin de journée. Son père l'a emmené à l'hôpital de Die, où il est décédé, selon les gendarmes de la Drôme.

Le parquet a ordonné une autopsie pour déterminer les causes du décès. Mardi, les températures maximales ont dépassé 32°C à Die.

"C'est un drame humain (...) qui me peine profondément" a réagi M. Farandou, tout en soulignant qu'"il faut laisser faire l'enquête pour établir avec précision la cause de cet accident mortel, et ensuite, l'évaluation des mesures prises par l'entreprise pour sécuriser au maximum la santé de ses salariés".