La canicule exceptionnelle qui a sévi pendant près de deux semaines en France, et qui pourrait revenir à compter de vendredi selon Météo-France, n'a pas provoqué "de risque d'approvisionnement en eau potable" à ce stade, a déclaré mercredi le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre.
"Il n'y a pas de risque d'approvisionnement en eau potable, comme ça a pu être le cas lors de l'épisode de sécheresse de 2022", a déclaré sur TF1 M. Lefèvre, qui réunit dans la matinée le Comité d'anticipation et de suivi hydrologique (CASH).
En juillet 2022, plus d'une centaines de communes dont les canalisations étaient vides avaient dû être approvisionnées en eau potable par des camions-citernes.
À ce stade, "il y a 93 départements qui sont en situation de vigilance en matière d'eau et 27 départements plus particulièrement qui sont en crise", a précisé le ministre délégué.
Dans le détail, selon le site gouvernemental VigiEau, 23 départements sont en situation de vigilance, 19 sont en situation d'alerte, 24 en alerte renforcée et 27 en crise.
Dans les départements en situation de crise, seuls les usages prioritaires de l'eau sont préservés. Les prélèvements d'eau pour l'agriculture sont interdits, totalement ou partiellement, ainsi que de nombreux usages domestiques et publics.
"Ce peut être le remplissage des piscines, ce peut être aussi le lavage des voitures individuelles, et en effet, pour certaines cultures, des interdictions qui sont prises au cas par cas", a dit M. Lefèvre.
"Il y aura un impact sur la récolte oui incontestablement", a-t-il reconnu, mais il est en revanche "trop tôt" selon lui pour dire que cela aura un effet sur les marchés agricoles.