Canicule: les soins d'urgence se stabilisent ou augmentent légèrement depuis le début du troisième épisode

Le recours aux soins d'urgence liés à la canicule, qui avait diminué depuis le 26 juin, s'est stabilisé pour les passages aux urgences depuis le démarrage d'un nouvel épisode de fortes chaleurs et a même légèrement augmenté côté SOS Médecins, a indiqué mercredi Santé publique France.

Parallèlement au reflux des températures dans l'Hexagone, le nombre de recours aux soins d'urgence liés à la canicule (hyperthermies/coup de chaleur, déshydratations, hyponatrémies) a diminué entre le 26 juin et le 3 juillet chez SOS Médecins, et le 5 juillet pour les passages aux urgences.

Il "reste cependant légèrement plus élevé" qu'avant l'épisode de juin, selon l'agence sanitaire dans un nouveau point sur les soins liés aux effets directs et rapides des canicules, dont la fréquence et l'intensité augmentent sur fond de réchauffement climatique.

Depuis le démarrage, le 4 juillet, d'une troisième canicule en moins de deux mois, ce recours aux soins a semblé se stabiliser pour les passages aux urgences (257 le 5 juillet, 273 le lendemain, selon des données non consolidées). Il a même légèrement augmenté pour les actes SOS médecins (133 le 6 juillet, contre 48 le 3).

"L'absence de variation significative immédiate des indicateurs de recours aux soins ne correspond pas nécessairement à une absence d'impact de l'épisode caniculaire" car "cet impact peut être retardé de quelques jours", rappelle SpF.

Après l'épisode très intense de juin, qui est associé à une surmortalité d'au moins 2.000 décès mais probablement bien supérieure, la vigilance orange canicule a été déclenchée de nouveau le 4 juillet dans deux départements d'Occitanie, puis étendue progressivement au fil des jours.

"Ces expositions répétées des périodes de canicule rapprochées peuvent accroître la vulnérabilité des populations, en particulier les plus fragiles, et notamment pour des départements de la moitié sud du pays", souligne l'agence sanitaire.

Outre des effets directs et rapides, la forte chaleur peut provoquer des atteintes cardiovasculaires, respiratoires, rénales ou encore psychiatriques, avec un effet pouvant perdurer dans les 3 à 10 jours post-exposition.

Les effets sanitaires ne se limitent pas aux seules canicules, une surmortalité étant généralement observée dès que la température quotidienne moyenne dépasse 25°C comme l'ont rappelé lundi des chercheurs de l'Inserm dans une conférence de presse.

"Même si on observe plus de décès et un risque plus important quand il fait très chaud, (...) la mortalité commence à croître dès les journées simplement un petit peu chaudes", a ainsi souligné l'épidémiologiste Rémy Slama.