La fermeture d'établissements scolaires en raison d'épisodes de canicule ne doit intervenir qu'en dernier recours, lorsqu'aucune solution ne permet d'accueillir les élèves en toute sécurité, prévient le ministère de l'Éducation nationale dans son plan de gestion des vagues de chaleur publié jeudi.
Dans un contexte de vague de chaleur particulièrement précoce et appelée à se répéter, le ministre Édouard Geffray avait annoncé mercredi soir sur France 2 la publication de ce document pour que "chacun sache exactement ce qu'il a à faire" face à ces situations.
"Si aucune modalité d'aménagement ne permet l'accueil des élèves et des personnels en toute sécurité, l'établissement peut être fermé à l'issue d'un dialogue entre le préfet, les autorités académiques et le maire. Cette mesure est par nature exceptionnelle et proportionnée, pour préserver la continuité du service et la continuité pédagogique", indique notamment ce texte.
Les académies doivent par ailleurs veiller à la mise en oeuvre coordonnée des mesures de protection des personnels et élèves et à l'adaptation du fonctionnement des établissements.
Elles devront réaliser un diagnostic des établissements les plus exposés à la chaleur et établir une cartographie précise, ce qui "permettra d'identifier les mesures d'adaptation du fonctionnement et de prioriser le financement pour leur rénovation."
Parallèlement, des actions de sensibilisation et de communication seront déployées à destination des personnels, des élèves et des familles.
Selon un sondage du Snes-FSU réalisé auprès des responsables du syndicat de 600 établissements, 77,6 % des collèges et des lycées ont relevé une température qui a pu atteindre dans des salles plus de 30°C mardi après-midi, mercredi matin ou jeudi matin.