Canicule: la CGT réclame un chômage partiel intempéries pour tous

La secrétaire générale de la CGT a réclamé jeudi l'extension à tous les secteurs d'un système de chômage partiel en cas d'intempéries et notamment de canicule.

"Il faut qu'il y ait un dispositif de chômage partiel intempéries", a déclaré Sophie Binet, interrogée sur RMC.

"On l'a obtenu l'année dernière, mais seulement pour le secteur du bâtiment et avec une grosse perte de salaire, (...) donc il faudrait une garantie de 100% du salaire", a ajouté la numéro un de la CGT, au lendemain de la réunion sur le sujet au ministère du Travail, au cours de laquelle le ministre Jean-Pierre Farandou a proposé la mise en place d'un groupe de travail paritaire à l'automne pour anticiper les prochaines périodes de fortes chaleurs.

Sophie Binet a accusé le gouvernement de "fai(re) l'autruche", réclamant notamment des arrêtés préfectoraux systématiques dans les départements en vigilance rouge pour interdire les chantiers l'après-midi ainsi que la possibilité d'un droit de retrait à partir de températures maximales de travail.

Le Code du Travail ne mentionne pas de seuil de température à partir duquel le travail doit être arrêté, mais un décret de 2025 a renforcé les obligations des employeurs, avec une gradation des mesures à prendre en fonction des seuils de vigilance de Météo-France.

Un décret insuffisamment appliqué, selon Sophie Binet, pour qui c'est "d'abord le patronat, qui a la responsabilité".

La France, et plus largement l'Europe, est frappée par une canicule exceptionnelle, désormais jugée semblable à l'épisode emblématique de 2003, avec plus de 50 millions d'habitants dans des zones en vigilance rouge jeudi.

Selon l'Organisation internationale du travail, la chaleur cause chaque année 18.970 décès liés au travail dans le monde.

En 2025, neuf accidents du travail mortels étaient en lien possible avec la chaleur, selon Santé publique France.