L'eurodéputé et probable candidat à la présidentielle Raphaël Glucksmann promet, pour faire face au réchauffement climatique, un "grand plan de rénovation thermique et d'adaptation" des écoles et fustige "ceux qui gouvernent depuis bientôt dix ans et ont systématiquement considéré l'écologie comme la 25e roue du carrosse budgétaire ou politique".
Dans un long message publié jeudi sur les réseaux sociaux, le leader de Place publique annonce qu'il érigera en "priorité nationale", un "grand plan de rénovation thermique et d'adaptation" des écoles, qu'un "État digne de ce nom" devrait lancer "maintenant".
"Tout était prévisible, prévu, et si peu a été anticipé, planifié, investi, réalisé", regrette M. Glucksmann, en promettant de fonder "la République écologique", "mission la plus nécessaire, la plus exigeante et la plus enthousiasmante de notre temps".
Pour adapter le pays au changement climatique, il cite une série de mesures à mettre en place, comme "rénover massivement les logements et les bâtiments publics, végétaliser les villes", ou encore "créer comme en Finlande une institution centralisée de préparation aux chocs et catastrophes, et mettre en place l'équivalent de la loi de programmation militaire pour la transformation écologique".
L'eurodéputé en profite pour dénoncer "ceux qui taillaient allègrement dans le Fonds vert il y a encore trois semaines et vous expliquent depuis quarante-huit heures que la transformation écologique est leur priorité".
Il critique aussi "ceux qui gouvernent depuis bientôt dix ans, ont systématiquement considéré l'écologie comme la 25e roue du carrosse budgétaire ou politique et jurent la main sur le coeur depuis trois jours qu'ils se lèvent chaque matin depuis l'enfance en pensant au climat avec angoisse".
Il déplore aussi "la faillite d'une classe politique droguée aux coups de com'", ciblant la cheffe du groupe RN à l'Assemblée, Marine Le Pen, qui défend un grand plan de climatisation.
Elle "n'a pas de mots assez durs contre toutes les politiques écologiques" et "veut de la clim' partout", accuse-t-il.
M. Glucksmann reconnaît qu'"il faut climatiser certes et d'abord pour les populations les plus vulnérables", mais "c'est insuffisant", insiste-t-il, car "cela ne remplacera pas l'isolation des logements, la végétalisation des villes, l'adaptation de nos territoires".
"La France ne peut pas - et ne doit pas - devenir un Dubaï européen", martèle l'eurodéputé, plaidant pour "une transformation profonde menée dans un souci constant de justice".