Canicule: Enedis déclenche sa "force d'intervention" face au risque "élevé" d'incidents

Le gestionnaire du réseau de distribution d'électricité français Enedis a déclenché jeudi sa force d'intervention rapide électricité (FIRE) face à un risque d'incidents "élevé" à mesure que la canicule met les câbles à rude épreuve sous les sols surchauffés.

Selon un point de situation d'Enedis à 13H00, "36.000 clients étaient privés d'électricité à la suite d'incidents liés aux fortes chaleurs, essentiellement dans les Yvelines (27.000) et en Gironde (5.000)".

Dans les Yvelines, où les coupures sont attribuées à "un incident sur un poste-source" qui "est en cours d'analyse", "des groupes électrogènes sont en cours d'acheminement, en lien avec la Préfecture", indique Enedis dans un message à l'AFP.

Quelques incidents se sont également produits dans la capitale, mais ont rapidement été résolus sans impact notable sur les clients, précise le gestionnaire.

"Face à la durée et à l'intensité de cet épisode caniculaire historique, Enedis a déclenché la FIRE (la Force d'intervention rapide électricité)", annonce-t-il également.

Au total, "plus de 1.000 techniciens d'Enedis et de nos entreprises partenaires sont à pied d'oeuvre pour rétablir" le service aux clients "dans les meilleurs délais", ajoute le gestionnaire.

Cela inclut notamment les agents mobilisés dans cette force d'intervention rapide, un dispositif d'urgence consistant à mobiliser en quelques heures des moyens humains et matériels vers des zones en alerte, en anticipation d'éventuels dommages aux installations électriques liés à des événements climatiques (tempêtes, canicules, inondations).

Créée à la suite des deux tempêtes de 1999, la FIRE a été activée pour la première fois en période de canicule en 2003.

"L'épisode de canicule dure et tant que les sols ne se rafraichissent pas, le risque d'incidents est plus élevé", en particulier dans les villes où le réseau électrique de distribution est enterré, a expliqué à l'AFP un porte-parole d'Enedis.

"Les très fortes chaleurs cumulées sur plusieurs jours avec une température qui ne descend pas en dessous de 25°C la nuit peuvent faire monter la température des sols goudronnés jusqu'à 80°C par endroits, ce qui peut mettre à l'épreuve les câbles souterrains, notamment dans les grandes villes", explique Enedis.