Les recours aux soins d'urgence liés à la canicule ont diminué lors de la deuxième partie de la vague de chaleur que vient de connaître la France, mais restent toujours supérieurs à l'activité normale, a rapporté jeudi l'agence Santé publique France.
Depuis le 17 juillet, "le nombre de passages aux urgences tous âges pour l'indicateur iCanicule", qui mesure les troubles immédiatement associés à la chaleur comme des déshydratations et des hyperthermies, est en baisse, "mais reste toujours supérieur aux niveaux observés avant les canicules précédentes", indique l'agence sanitaire dans son bilan hebdomadaire.
Après une augmentation du 5 au 10 juillet pour atteindre près de 600 visites par jour, les passages ont ralenti avec 203 passages le 20 juillet, date à laquelle ces chiffres sont arrêtés.
"Plus de la moitié de ces passages concernaient des personnes âgées de 75 ans et plus", précise Santé publique France.
Jusqu'au 16 juillet, le nombre d'hospitalisations quotidiennes suivant ces passages aux urgences "oscillait entre 250 et 350", puis a baissé jusqu'au 19 juillet (122 hospitalisations).
Le troisième épisode caniculaire de l'année 2026, qui a duré du 4 au 19 juillet, a été le troisième le plus long jamais mesuré dans le pays, ex aequo avec celui d'août 2003 et des étés 2018 et 2025, selon Météo-France.
Du côté de la médecine de ville, les consultations SOS médecins liés à la chaleur ont atteint un pic le 13 juillet avec plus de 230 actes, puis elles ont également progressivement diminué avec moins de 50 consultations le 20 juillet.
Ces chiffres indiquent que les recours aux soins pendant le troisième épisode de fortes chaleurs ont été nettement moins importants que fin juin, quand les passages aux urgences liés à la chaleur avaient culminé à plus de de 2.000 par jour.
Ces indicateurs ne donnent toutefois qu'une idée partielle des effets des fortes températures sur la santé. Les canicules, dont l'accumulation est une conséquence sans équivoque du réchauffement climatique, peuvent parfois se faire sentir avec plusieurs jours de retard sur les organismes.
Les dernières données fournies par Santé publique France mercredi indiquent que la canicule de fin juin, d'une intensité historique, a entraîné une surmortalité record depuis 2003 pour ce type d'épisode, y compris chez des jeunes: 5.764 décès excédentaires ont été enregistrés entre le 17 juin et le 2 juillet, pour moitié en trois jours du 25 au 27 juin.