Canicule: 784 écoles et collèges en France concernés par des aménagements horaires

Un total de 784 écoles et collèges, sur 60.000 établissements scolaires en France, sont concernés par des aménagements horaires ou des fermetures temporaires alors qu'une vague de chaleur submerge la France, a annoncé vendredi le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray.

Ce chiffre comprend les quelque 150 établissements qui ferment complètement, a précisé le ministère à l'AFP.

Les aménagements horaires des établissements scolaires, ou leur fermeture complète, sont décidés "au niveau local" par les "maires et les préfets", a rappelé le ministre lors de la visite d'un collège à Lucé (Eure-et-Loir).

Lors de la vague de chaleur de l'année dernière, "2.200 entités scolaires avaient été fermées. On n'est pas sur une situation nouvelle et celle-ci se reproduira pour des années à venir", a-t-il prévenu.

"Les parents qui souhaiteraient garder leurs enfants lundi et/ou mardi à la maison peuvent le faire", a précisé quelques heures plus tard le ministre sur BFM TV.

"Mais partout où les écoles sont ouvertes, si les autorités locales ont décidé de les laisser ouvertes, c'est qu'elles ont considéré que les conditions d'accueil étaient acceptables en termes de sécurité des élèves comme des professeurs", a-t-il ajouté.

Par ailleurs, les oraux du baccalauréat "d'un petit peu plus de 5.000 élèves" prévus lundi et mardi après-midi ont été décalés de "quelques jours, une semaine au plus tard", a annoncé le ministre, révisant le chiffre de 4.000 annoncé à la mi-journée.

Cinq académies sont concernées par des reports d'examens, selon le ministère: Bordeaux, Lyon, Montpellier, Nantes, Poitiers.

"Il faut adapter nos pratiques: c'est pour ça qu'il n'y aura à l'avenir au baccalauréat ou au brevet plus d'épreuves les après-midi", avait répété le ministre lors de son déplacement à Lucé.

La canicule continue à s'étendre vendredi, avec 53 départements placés en vigilance orange, bientôt 60 samedi.

L'intensification attendue de la canicule en France pourrait se traduire par le placement en vigilance rouge, le plus haut niveau d'alerte, de plusieurs départements dimanche, a indiqué vendredi Météo-France, évoquant un épisode qui pourrait être comparable à celui d'août 2003.