Canicule: 49 départements en vigilance rouge lundi, un record

Quarante-neuf départements seront placés "en vigilance rouge canicule" lundi, un record, a indiqué dimanche le ministre délégué chargé de la transition écologique Mathieu Lefèvre en visitant l'antenne de Météo-France à Saint-Mandé dans le Val-de-Marne, à l'est de Paris.

Quarante départements seront encore en vigilance orange canicule lundi, a indiqué Météo-France dans son bulletin actualisé publié à 16H00.

La vigilance rouge concernera lundi près de 35 millions de personnes, selon un décompte dimanche de l'AFP à partir des estimations de population et du dernier bulletin de Météo-France, et plus de 90% de la population française seront sous vigilance orange ou rouge.

C'est un nouveau record pour le nombre de départements placés en vigilance rouge canicule, après un record déjà ce dimanche, où la vigilance rouge concernait 35 départements, et la vigilance orange 45.

Concernant les feux de forêt, "la semaine prochaine on risque de passer en vigilance rouge sur un certain nombre de départements, compte tenu de l'assèchement des sols et des vents", a souligné Mathieu Lefèvre.

Le ministre évoque un épisode de canicule "particulièrement intense et particulièrement précoce", qui "requiert beaucoup de prudence, beaucoup de précautions, une très forte mobilisation des services de l'État, des préfets, des élus locaux".

Il a cité l'interdiction de la consommation d'alcool dimanche pendant la fête de la musique comme exemple d'une "mesure d'urgence" afin de "ne pas mettre inutilement notre système de soins sous tension".

Lundi et mardi "vont probablement être des journées très chaudes. On va probablement dépasser malheureusement des records de température, rester sur un plateau très élevé et on n'envisage pas de baisse des températures d'ici la fin de la semaine", a-t-il encore dit.

L'ouest de la France, dont la Bretagne et à l'exception de la Normandie, et le centre du pays seront en vigilance rouge, selon la carte publiée par Météo-France.

Météo-France évoque un "épisode caniculaire exceptionnel à l'échelle du pays, d'un niveau de sévérité pouvant se rapprocher de celui d'août 2003".

Concernant le bac, dont les élèves de terminale passent le grand oral à partir de lundi, cette situation "implique une révision de l'ensemble des épreuves", a souligné le ministre.

"Il y a des départements dans lesquels on ne peut plus travailler correctement l'après-midi", a-t-il encore dit, tout en ajoutant que le ministre de l'Éducation nationale avait "renvoyé la gestion de cet enjeu aux recteurs d'académies, qui prendront toutes leurs décisions en fonction de la vigilance dans les départements".

Interrogé par l'AFP sur sa position dans le débat sur la climatisation, il a répondu que l'État ne fermait "pas la porte à l'utilisation de la climatisation".

"C'est un outil à la disposition des élus locaux, des entreprises, à la disposition de l'État. Elle est déjà partout dans nos vies", a-t-il dit.

"En revanche, cela doit être un outil parmi d'autres. En plus des logiques d'adaptation au long cours (...) et de l'ensemble des solutions d'adaptation alternatives", a-t-il conclu.