Météo-France a annoncé abaisser lundi soir le niveau de vigilance canicule à orange dans 11 départements, après le pic du troisième épisode de chaleur de l'année atteint la veille.
Dans le Morbihan, la Loire-Atlantique, la Vendée, l'Ille-et-Vilaine, la Mayenne, le Maine-et-Loire, les Deux-Sèvres, la Vienne, la Haute-Vienne, la Creuse et l'Orne, l'alerte sera ainsi rétrogradée de rouge à orange à 22H00, indique le prévisionniste dans son dernier bulletin.
Avant cela, la Haute-Loire passera de jaune à orange à midi. Le nombre de départements à ce niveau de vigilance doit être de 50 mardi, pour 26 en rouge.
Trente-sept départements restent actuellement en alerte maximale. D'après un calcul de l'AFP à partir des données de population annuelles de l'Insee, cela concerne quelque 26 millions de Français, dont toute la région Île-de-France.
La vigilance rouge doit être maintenue toute la journée de mardi, et l'épisode caniculaire durer au moins jusqu'en milieu de semaine, selon Météo-France
Même si "une baisse très progressive s'esquisse" par la façade atlantique, "l'épisode caniculaire persiste, toujours sévère et durable", avertit l'institut, ajoutant que les températures doivent repartir à la hausse mardi "sur le centre du pays, l'Ile-de-France et le Sud-Ouest".
Dimanche, Météo-France a relevé jusqu'à 42,3°C à l'intérieur des terres dans les Landes, ou encore 41,8°C à Saintes (Charente-Maritime).
Les fortes chaleurs s'accompagnent d'un risque élevé d'incendies sur tout le territoire.
L'emblématique forêt de Fontainebleau, au sud-est de Paris, est, depuis dimanche soir, en proie à un incendie d'une "ampleur exceptionnelle" qui nécessite l'engagement de moyens inédits en Île-de-France où le trafic ferroviaire est très perturbé.
Autre conséquence de la chaleur: l'arrêt ou la réduction de puissance de réacteurs nucléaires, dont les circuits de refroidissement rejettent de l'eau chaude dans les fleuves ou la mer.
En raison des normes environnementales, trois réacteurs avaient stoppé leur production dimanche, n°2 à Golfech (Tarn-et-Garonne), en bord de Garonne, n°3 au Bugey (Ain), en bord de Rhône, et n°2 à Chooz (Ardennes), en bord de Meuse. Sept autres connaissent des "adaptations de puissance", à la baisse.
Cette vague de chaleur est la troisième de l'année selon la définition de Météo-France, après celle de fin juin et début juillet. Fin mai, l'épisode de chaleur inédit pour un printemps avait marqué les esprits.
Leur fréquence croissante est un marqueur sans équivoque du changement climatique. Principalement causé par la combustion d'énergies fossiles partout dans le monde, le réchauffement continu de l'atmosphère terrestre a de lourdes conséquences sur les humains et l'ensemble des écosystèmes.