Braun-Pivet ne veut pas que les revendications des manifestants soient "éclipsées"

La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet ne veut pas que les revendications des lycéens et des manifestants soient "éclipsées" par la question du maintien de l'ordre et a appelé mardi à ne pas avoir "qu'un regard franco-français" sur les violences.

"Il ne faudrait pas que ces questions très légitimes, et c'est la raison pour laquelle je veux une commission d'enquête parlementaire sur le maintien de l'ordre, éclipsent la question budgétaire et les revendications des manifestants extrêmement importantes", a déclaré Mme Braun-Pivet (Renaissance) sur France Inter.

"On a eu des centaines de milliers de nos compatriotes qui ont manifesté pacifiquement ce week-end dans toute la France et donc il faut leur apporter des réponses", a ajouté la macroniste.

"Il y a l'immobilier (scolaire), il y a les profs absents, il y a Parcoursup, il y a l'orientation. Eh bien, tout ça, il faut le traiter. Il ne faut pas oublier non plus les questions de pouvoir d'achat", a t-elle estimé.

Mme Braun-Pivet va proposer mardi aux groupes politiques la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les violences et pillages commis en marge des manifestations du 17 octobre, qui doit aussi porter sur la stratégie de maintien de l'ordre.

"On nous dit +des défaillances au niveau des services de renseignement+, +pas assez d'anticipation sur l'ampleur de la manifestation+, +pas assez de forces de l'ordre+... Il faut regarder ce qui s'est passé au niveau des réseaux sociaux. On nous dit qu'il y a eu parfois des ingérences étrangères. Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est faux ?", s'est-elle interrogée en souhaitant que la commission puisse rendre ses travaux avant la fin de l'année.

Elle a par ailleurs appelé "à ne pas avoir qu'un regard franco-français en se disant +c'est la faute de Macron+" car "on a vu quand même des phénomènes de violence dans d'autres pays européens", en référence aux violences intervenues aussi notamment ce week-end en Italie.

"On a une montée des radicalités presque partout dans le monde", a-t-elle constaté.