Alpes 2030: pas d'accord des parties prenantes sur l'évolution de la gouvernance

Les parties prenantes des JO-2030 ont reporté à la rentrée des décisions concernant l'évolution de la gouvernance, "sans que cela n'impacte la bonne marche du projet", a affirmé jeudi à l'AFP Edgar Grospiron, président du Comité d'organisation.

Le Cojop, chargé d'organiser les prochains Jeux olympiques et paralympiques d'hiver qui se tiendront dans les Alpes en 2030, a été secoué ces derniers mois par des départs successifs, dont celui en février du directeur général Cyril Linette en raison de "désaccords insurmontables" avec Edgar Grospiron.

Jeudi, un bureau exécutif a rassemblé les parties prenantes de ces Jeux - gouvernement, régions hôtes, comités olympique et paralympique - et devait examiner la création de deux nouveaux postes, de directeur des opérations et de directeur de la cellule exécutive, proposée par M. Grospiron et son nouveau numéro 2 depuis mi-juin, Vincent Roberti.

"L'organisation a fait l'objet d'une présentation aux parties prenantes, qui ont estimé qu'elle nécessitait encore d'être travaillée et demandé un report des nominations des postes envisagés, sans que cela n'impacte la bonne marche du projet", a déclaré à l'issue de la réunion Edgar Grospiron.

"Rendez-vous a été pris un peu avant la rentrée, pour apporter l'ensemble des éléments complémentaires qui leur permettent d'acter les nominations", a-t-il ajouté.

Plusieurs sources citées ces jours-ci par la presse évoquaient respectivement comme favoris à ces postes Xavier Becker, actuel directeur sites et infrastructures au Comité international olympique (CIO), et Blandine Vinagre-Rocca, déjà directrice des affaires juridiques du Cojop, et qui a été directrice de cabinet de Laurent Wauquiez lorsqu'il était président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Toujours selon plusieurs médias, ces deux personnes seraient considérées en interne comme trop "proches" d'Edgar Grospiron ou auraient un profil trop "politique".

"On n'a pas évoqué les noms avec les membres" du bureau exécutif, a affirmé jeudi soir à plusieurs journalistes Vincent Roberti, évoquant "trois candidats" sur chaque poste et confirmant que Xavier Becker en "fait partie".

Il a annoncé qu'un "audit sur l'état, la santé morale, mentale, le bien-être des agents" serait mené "pour voir si ce qu'on écrit est vrai ou pas vrai", en réaction à un article du Parisien mercredi évoquant des "risques psychosociaux, arrêts maladie, menaces de démission" parmi les salariés du Cojop.

"Je ne fais pas une organisation en fonction des gens, mais les gens vont devoir s'insérer dans une organisation. Donc cette organisation, il faut la construire avec les personnes", a ajouté le directeur général.

Mi-juillet devant des parlementaires, il avait indiqué que pour disposer "de l'ossature managériale nécessaire pour piloter ces Jeux", des "recrutements essentiels étaient à venir. Nous n'excluons pas non plus quelques changements", avait-il déclaré sans plus de détails.