Les organisateurs d'Alpes 2030 ont finalisé vendredi la carte des sites olympiques et paralympiques, attendue depuis de longs mois, tranchant en faveur de Val d'Isère face à Méribel pour accueillir une partie du ski alpin.
Cette carte, "validée" lors d'un bureau exécutif des parties prenantes de ces prochains Jeux d'hiver, sera "soumise à l'approbation du Comité international olympique (CIO) à l'occasion de la commission exécutive du 22 juin", a indiqué dans la soirée un communiqué du comité d'organisation (Cojop).
"Sous réserve de son accord par le CIO, elle sera ensuite soumise à l'approbation de l'assemblée générale du Cojop le 29 juin", est-il précisé.
"Ces propositions doivent faire l'objet de confirmations formelles par les différentes collectivités" et "des travaux techniques complémentaires avec les fédérations internationales et les collectivités doivent permettre d'acter la distribution exacte des différents sports", souligne le Cojop.
A l'issue d'une longue bataille entre Méribel et Val d'Isère, c'est donc la seconde qui l'a emporté et qui devrait accueillir les épreuves techniques de ski alpin, slalom et géant, en duo avec Courchevel, qui organiserait les compétitions de vitesse, soit le super-G et la descente (sans oublier le saut à skis).
Les deux stations savoyardes avaient tour à tour disparu puis réapparu des plans successifs. Val d'Isère avait finalement été inscrite en juillet 2025 dans le "schéma préférentiel" des JO, Méribel claquant alors la porte. Avant que son nouveau maire élu en mars dernier décide de revenir dans le jeu olympique - sans succès.
Le Cojop tient à préciser que "Méribel demeure un partenaire important du projet Alpes 2030" et qu'il "poursuivra ses échanges avec la station afin d'identifier les opportunités de valorisation et d'engagement qui pourraient s'inscrire dans la dynamique des Jeux".
Sur le reste de la carte, aucune surprise: Lyon accueillera bien le pôle de glace, rapatrié de façon précipitée il y a quelques semaines après le refus du nouveau maire de Nice, Eric Ciotti, d'installer une patinoire provisoire dans le stade de football de la ville comme projeté par les organisateurs.
Reste à peaufiner la répartition exacte dans la capitale des Gaules et sa métropole de ces 75 matches de hockey, 150 épreuves de curling, 16 sessions de patinage artistique, neuf compétitions de short-track, sans oublier un village des athlètes et un hub média.
- "Jalon décisif" -
Le Cojop confirme également que les épreuves de patinage de vitesse longue piste seront localisées à Heerenveen, aux Pays-Bas, la France ayant dès sa candidature à ces Jeux décidé de ne pas construire un équipement à même de les accueillir.
La Salle les Alpes (Serre-Chevalier) et Montgenèvre devraient pour leur part accueillir les épreuves de freestyle et de snowboard. Le ski-alpinisme - sport additionnel qui avait fait ses débuts olympiques à Milan Cortina - trouvera aussi sa place dans ce pôle briançonnais.
Le reste des compétitions se tiendra à La Plagne (Savoie), a priori pour accueillir le bobsleigh, la luge et le skeleton, tandis que les sites hauts-savoyards de La Clusaz et du Grand-Bornand organiseraient le ski de fond et le Grand-Bornand le biathlon.
Restera à caser d'éventuelles nouvelles disciplines qui seront annoncées par le CIO, le patinage synchronisé ou le freeride étant notamment candidats.
Concernant les Jeux paralympiques, "la proposition, qui devra être actée par le prochain comité exécutif du Comité paralympique international, comprend trois pôles: Courchevel, La Clusaz et la métropole de Lyon", détaille le communiqué.
"Le bureau exécutif s'est mis d'accord sur une carte globale, avec malgré tout un certain nombre de conditions, notamment la prise en compte de ce qui a pu être exprimé par la Fédération internationale de ski et par les athlètes en termes d'expérience, pour que ces Jeux soient réussis", a résumé auprès de l'AFP une source proche du dossier.
Cette carte des sites "sera un nouveau jalon décisif", avait estimé il y a quelques jours la ministre des Sports, Marina Ferrari, rappelant que le dossier Alpes 2030 et notamment son comité d'organisation avait "défrayé la chronique" en raison d'une série de démissions dont celle de son numéro deux, Cyril Linette, en février.